Balade en mars…

Quelques jours de balades, du Doubs au Beaujolais… on pourrait croire qu’à force de « monter » là-haut on aurait tout découvert, mais non, chaque passage offre une (ou deux) nouveautés ! Ne serait-ce que la route, aux paysages changeant à chaque saison.

Nous avions décidé des dates en fonction d’un concert à Besançon, concert qui célébrait le printemps…

Mais pour le jour J du printemps, c’est une belle balade que nos amis nous avaient préparée.

Un chemin bordé de violettes, une grimpette de 650m, et nous voici au-dessus le la vallée de la Loue et de Mouthier-Haute-Pierre

Ça, c’était pour le matin ! Ensuite, direction Mouthier-Haute-Pierre et son Prieuré (après une halte gastronomique, mais non, nous n’avons pas mangé le menu du moment, les grenouilles https://france3-regions.franceinfo.fr/bourgogne-franche-comte/doubs/besancon/1-8-million-de-grenouilles-rousses-tuees-chaque-annee-pour-etre-mangees-la-lpo-inquiete-pour-cette-espece-protegee-3326093.html#Echobox=1774887242 ). Le prieuré, magnifiquement rénové par un particulier propose un bel espace consacré aux peintre comtois des XIXème et XXème siècles. J’ai craqué pour quelques tableaux, mais hélas, je n’ai pas noté le nom des peintres et ne peux donc que vous proposer des photos… À l’entrée, nous sommes accueillis par une statue de Folon (qu’on retrouve dans le cloître). http://www.leprieuremouthier.fr

Un cloître tout simple, des caves voûtées, un jardin, le tout plein de sérénité. Et très calme (c’était le premier jour d’ouverture).

Nous n’avons pas parcouru toute la ville, quelques petites rues, la mairie, l’école, les vieilles maisons, nous avons repris la route… au retour, à Besançon, un superbe coucher de soleil nous attendait au Fort de Beauregard !

Le lendemain, avant le concert, découverte de l’exposition temporaire au Musée des Beaux Arts de Besançon : Ceija Stojka. Le choc. Peintures et dessins…

En « redescendant » vers Galembrun, une halte chez nos amis Caladois, bien sûr ! Avec une soirée musicale d’un autre style cette fois, au « Comme chez soi », au-dessus de la cave du viticulteur Yves Bonnet. Ces soirées, organisées par Paule (sa femme et prof de musique) ne nous ont jamais déçus (je n’ai pas le nom du photographe du duo, photo piquée dans leur dossier de presse, désolée). Une fois de plus, super soirée, avec Claudine Labègue et Pierre Luquet, voix et accordéon.

Le lendemain, nous devions profiter de notre passage pour aller chez un autre viticulteur, quelqu’un que nous avions rencontré il y a plusieurs années, alors maître de chai, qui a repris des vignes à Vaux en Beaujolais / Clochemerle, et vraiment si vous goûtez ses vins, vous ne ferez jamais plus la grimace quand on vous parlera du Beaujolais ! Le matin, nouvelle découverte dans Villefranche : des restes de fresques dans la Maison des Syndicats, ancien couvent… parfois, il faut oser pousser les portes !

Avant de partir vers Clochemerle, tout de même, une courte balade dans le Beaujolais. Dommage pour les photos (lumière très contrastée sur les vallées), mais le petit village de Saint Cyr-le-Chatoux était bien joli, et les bois, monts, prairies qui l’entouraient aussi !

Vaux-en-Beaujolais. Le fameux village de « Clochemerle » (Gabriel Chevallier -1934). La pissotière, objet de discorde, ne trône plus au centre de la place, mais les dessins de Dubout sur les murs continuent de faire sourire… l’entrée de l’église aux chapiteaux en belle pierre dorée était fermée, dommage.

Y étant allés plusieurs fois, nous étions là ce jour-là pour une visite à la cave du Château de Vaux, Yannick De Vermont. Accueil sympathique par madame, monsieur étant dans les vignes au travail. J’ai déjà parlé de ce vigneron, je vous laisse avec quelques images… et une trace des conscrits de « la 6″…

De retour à Galembrun, le soleil nous attendait, feuillages tout neufs des acacias, joubarbe en plein épanouissement, et un beau coucher de soleil…

Avant, après…

Avant, après…

Quelques heures de nettoyage vers le séchoir à linge, tout au fond du terrain… oui, quand nous avons acheté cette vieille maison, nous étions jeunes, et cela ne me coûtait pas de descendre jusqu’au fond pour accrocher le linge 😉 ! Le temps a passé, 50 ans que nous sommes à Galembrun. Et je commence à peiner… surtout quand les feuilles mortes cachent les embûches du sol. Que voulez-vous, nous sommes loin d’avoir un terrain style jardin de Versailles ou golf… Mais donc, Raymond ayant taillé les haies (oui, avant le 15 mars, pour ne pas gêner les oiseaux !), la pluie étant arrivée entretemps, tout est resté en plan, et pour accrocher des draps c’était on va dire délicat. Sécateur, grand sac, et en avant. Donc voici : avant, après. Reste tout de même à fignoler car, mars et ses giboulées oblige, le temps change vite de couleur.

Donc, commencé avec enthousiasme (si, si) et sous un beau ciel bleu, au bout d’une heure le ciel est devenu plus sombre l’orage s’est mis à gronder, j’ai tenu bon en surveillant la course des nuages noirs, là-bas vers l’ouest, mais au bout de deux heures j’ai vite ramassé les outils, rentré le sac de branchages et feuilles, juste à temps avant la pluie. Elle n’est pas tombée bien longtemps, mais le ciel reste bien incertain…

Tant pis, je continuerai demain. Ou après-demain. Ou plus tard. En descendant, sur le terrain, rencontré une touffe de violettes blanches, encore jamais vues ici. Les pétales cirés des ficaires brillaient au soleil, mais les fleurs se sont vite refermées sous la pluie. Les muscaris ont refleuri dans le grand pot bleu, annonçant le printemps de plus en plus proche.

Et sur notre petite place, les dames de onze heures sont de retour, au milieu de milliers de minuscules fleurs bleues.

jardins de village, 2

jardins de village, 2

Réveil dans la brume, mais le soleil est arrivé en grand, et à midi, repas dehors. Ensuite, petit tour dans le village pour la suite des jardins au village. Certaines maisons sont séparées de leur jardin par un chemin, par exemple dans la « descente des jardins ».

C’est un très joli petit coin du hameau, le talus est fleuri, entretenu. Il ne manque qu’un banc pour se reposer entouré de verdure 😉 !

En face, un grand jardin séparé en trois. Serres, carrés, cabane, fleurs pour le moment, mais dans quelque temps il y aura aussi des légumes d’été… tout est bien entretenu, ça fait envie ! Mais je reconnais que chez nous, avec notre terrain en pente, et les « invasions » estivales, un vrai jardin bien délimité aurait du mal à survivre… c’est bien la raison pour laquelle nous avons laissé beaucoup de place à la « pelouse » ! Bref, aujourd’hui, c’est le jardin de Maryline et Michel que nous visiterons…

Une autre descente bien fleurie, surtout en ce moment avec les roses épanouies, juste après, en revenant vers l’église. Deux jolis jardins, mais peut-être pour une autre fois…

Dans un coin de l’église, dont le pourtour est toujours superbement entretenu, un massif d’iris sur fond de vieilles briques :

Et je suis revenue de ma courte balade avec des pieds de bourrache, gentiment donnés par Maryline. Il va falloir que je leur trouve une place qui leur plaira… et puisqu’il paraît que ces fleurs font fuir les pucerons, je vais essayer de les associer aux rosiers.

Belle fin de semaine !

jardins de village, 1

jardins de village, 1

Il n’y aura probablement pas de « rendez-vous au jardin » cette année, alors je vais vous proposer quelques jardins du côté de notre village. D’abord, un petit tour dans celui de Simone et Paul. Hier, en apportant les courses à Simone, tous ces iris dans le jardin m’ont attirée. Moi qui ai du mal à retrouver les miens…

Quand nous sommes arrivés ici, cette maison était en ruines. Mais avec un charme…. et puis Paul a tout remis en état, et c’est un petit bijou de maison campagnarde !

Je ne vais pas tout dévoiler, je ne me permettrais pas, juste la partie visible par tous depuis notre place… Iris, cinéraires, pensées, mais aussi :

Bref, un vrai joli jardin… Ce n’est pas que le nôtre ne soit pas beau, non, il est très différent ! Les lilas y sont toujours en retard, mais ils sont là, sauvages, poussés à hue et à dia par le vent d’ouest, contre lequel ils font un peu barrière avec sureaux et acacias.

D’ailleurs je ne sais pas pourquoi mais chez nous tout fleurit plus tard que dans les autres jardins du hameau. Les roses se réveillent enfin, quelques unes du moins. Mais je crois bien qu’un ou deux rosiers ont disparu cet hiver.

Vers le fond du terrain, le prunier promet encore une belle récolte. Les aubépines se mêlent aux acacias et autres arbustes à fleurs blanches, le sapin d’Amandine se refait une jeunesse avec ses petits bouts de branches d’un vert clair et vif.

Et nous avons même une mini jungle, avec un ancien chemin en contrebas, un enchevêtrement de troncs d’arbres, de branches, d’herbes, et ce vieux morceau de tronc tout évidé dans lequel le lierre s’installe peu à peu :

Et devant la Mathusine Junior, le rosier-églantier aux jolies roses toute simples (que j’avais oublié de tailler) nous offre généreusement un flot de fleurs !

Demain, peut-être, j’irai faire un tour près des jardins du « cœur de ville ».

Campagne…

Campagne…

Petite tournée de « boitage » aujourd’hui dans le village. J’en ai profité pour essayer de retrouver les orchidées sauvages, mais aussi voir un peu où en était Dame Nature en ce moment : les matins sont frais, quand le soleil est là les températures sont estivales, et il ne pleut finalement pas tellement… sauf cet après-midi où j’ai décidé de sortir… Les champs sont bien verts, les bois ont retrouvé leurs feuillages, et les fossés sont parsemés de jaune, de bleu, de blanc, d’orangé, au milieu des herbes.

Perdues les orchidées enrubannées rencontrées il y a quelques années sur un coin de champ abandonné… il a été nivelé, ratissé, écrasé… mais j’y ai trouvé ces fleurs, légères, tout en délicatesse (par contre, j’ai bien ramassé 3 kg de terre sous mes baskets pour pouvoir les photographier 😉 ). Fleurs encore jamais vues dans le coin…

Les chardons nouveaux longent le pré où s’ennuie l’âne gris et, avec leur bleu tendre, nous laisseraient croire qu’on peut les cueillir sans peur des piqûres. Et ces fleurs blanches (dont j’ai encore oublié le nom, bien sûr…) me rappellent des souvenirs d’enfance, quand on les faisait éclater sur le dos de la main !

Retour dans le centre du village, les roses, iris, oreilles de souris, passiflore, rivalisent sur le moindre bout de terrain. La pluie n’a pas tout abîmé, heureusement. Dans mon jardin, le pavot rescapé a décidé que c’était le moment de sortir de sa « coquille »…

Sur la place du village, les panneaux installés pour les élections n’ont pas reçu de visites, sauf une… La municipalité avait pourtant joué le jeu, en installant les 34 panneaux !

Et pour les narguer, sur un devant de porte tout fleuri, cette plante grasse nous offre une fleur, magnifique. Superbe !