Bois d’hiver…

Quatre jours sans pluie, c’était le moment d’aller voir si la gadoue avait déserté les chemins environnants. Un côté du village sous le bleu (enfin, presque), un autre côté sous un ciel ouaté, les champs roux ou verts, je descends vers notre bois de Galembrun.

Finis les ors roux de l’automne, les arbres devenus gris semblent tout étonnés de leur nudité !

Seuls le petit houx et les mousses éclairent les sous-bois, même lorsque le soleil essaie d’entrer dans la forêt.

Alors les arbres se penchent sur les flaques des dernières pluies et questionnent… miroir, dis-moi que ma forêt est toujours belle…

Derrière les arbres nus, les collines de Galembrun… il va falloir remonter…DSC_0788_9624A l’arrivée, sur les bords du champ de Germaine, les soucis illuminent le vieux tas de bois grisonnant…

L’hiver est enfin arrivé, ne manque plus qu’un peu de neige !

Entre champs et bois

DSC_0088_9194Une marche très colorée cette après-midi. Je ne sais pourquoi aujourd’hui le soleil faisait tellement exploser les couleurs ? Brume bleutée vers Drudas, mais tout autour, le roux de la terre, les derniers ors des feuillages, les premières pousses vertes dans les champs, un brin de folle avoine se balançant au soleil…

et lorsque le soleil ne traversait pas les arbres, dans le petit bois « des dragons » tout devenait presque terne ! Presque. Mousses vertes, et surtout quelques petits éclairs de soleil sur les feuilles sèches des chênes, sur le genévrier, autant de rappel de cet automne bientôt fini…

Je me suis fait un peu peur, ayant pris un chemin inconnu, je me suis retrouvée au bord de… rien, entre le bois privé et notre bois de Galembrun, et donc ai dû rebrousser chemin. Et je n’avais aucune envie de ramasser des champignons !, malgré les agréables odeurs de mousses et de champignons…

Mais, persuadée que le sentier connu n’était pas loin, me voici partie droit vers le soleil (puisque tout de même je savais dans quel sens m’orienter, n’en déplaise à mon frangin 😉 !). Ce bois n’est pas si grand que j’arrive à m’y perdre, tout de même ! Tapis de feuilles, ronces, buissons de petit houx… le sentier n’apparaissait toujours pas, et le soleil descendait, derrière les arbres… Au bout d’un temps qui m’a paru bien long, ouf !, le chemin enfin. De jolies « sculptures » naturelles, mais aussi une découverte pas agréable : qui donc a apporté ces planches, ces palettes, ces plaques de mousse, ces bouteilles, ces sacs plastique, et même un blouson, pour les abandonner là, en plein bois ?

La sortie du bois, sous le soleil de fin de journée, était somptueuse. Et les couleurs encore plus fantastiques qu’au départ…

Et pour finir la balade en beauté, rencontre avec un joli chien tout fou…

Petite marche du jour…

DSC_0045_9171Non, je n’avais pas d’écouteurs dans les oreilles pour rythmer cette marche, pour cela, les chants des oiseaux sont parfaits ! Et donc, je reprends, après la parenthèse de la semaine dernière (quelques nouveautés dont je vous causerai plus tard), mes marches tranquilles dans les environs. Aujourd’hui, réveil en blanc givré (non, pas encore de neige, mais qu’il fait froid !), et bien embrouillardé. Mais le soleil a fait tout de même une petite, toute petite apparition dans l’après-midi. Les champs fraichement labourés et hersés apportent d’autres couleurs, et le paysage s’emmitouflait dans une jolie brume bleutée.

Dans le bois, le vert des mousses rivalise avec le rouge des baies, le marron-roux et les restes d’or des feuilles, mais les baies du genévrier ne sont pas encore mûres pour parfumer les plats.

Les tiges et les fruits de la vigne-vierge décorent les vieux murs comme autant de guirlandes de Noël. Et, dans le village, quelques rosiers refusent obstinément de croire à l’hiver…

Brumes…

e-Venise 10nov2015C’est étonnant de se réveiller entouré de… RIEN ! Du blanc tout autour du jardin, plus de colline en face, plus de forêt à droite… c’est sûr, c’est beaucoup moins romantique qu’à Venise (merci à Daniela et Luca pour la photo ❤ ), mais ces journées ont leur charme même dans ma campagne ! Alors me voilà partie cet après-midi à la recherche d’un chemin dont le départ en bord de route m’intriguait. Il devait bien arriver quelque part. Effectivement, de chemin il se transforme en sentier, et débouche sur l’ancienne voie de chemin de fer.

Du coup, j’ai essayé de continuer, mais « propriété privée », et même si un sentier permettait de contourner la barrière, je ne me suis pas aventurée trop loin. D’autant que quelques chiens aboyaient dans une ferme voisine… et, si je pars volontiers marcher seule, je ne suis pas très courageuse lorsqu’un chien inconnu et en liberté s’approche de moi !

Retour au chaud de la maison après une toute petite heure de marche, mais bien vivifiante. 11nov2015_9133Il ne me restait plus qu’à aller récupérer le linge mis sur l’étendoir au fond du jardin, car un excès d’optimisme matinal m’avait laissé croire que le soleil se lèverait… Et pour clore cette journée à l’ambiance bizarre, fabrication d’un crumble aux pommes, tiens, petite gourmandise du soir, après un velouté de potiron !

Le (petit) bois de Galembrun

30oct2015_8967Dans la suite de mes questionnements, hier… une page découverte ce matin sur un blog. Poignant témoignage. Qui m’a particulièrement touchée. Des questions, nous nous en posons tous, que faire, comment, doit-on, peut-on… mais là, ce sont surtout des réponses, du concret : https://unpeudamouretdeaufraiche.wordpress.com/2015/10/25/une-minute-de-silence-nest-pas-un-hommage-cest-un-crime/ .

Une page aussi qui nous permet de croire, d’espérer que tout n’est pas perdu, que l’Humain existe encore…

Pendant mes marches quotidiennes, j’avoue, je fais un peu le vide, pour juste respirer, et voler un peu de sérénité à la nature… ça n’est pas toujours gagné, mais quand c’est le cas, quel calme dans le cœur !  Aujourd’hui, je suis descendue vers le bois de Galembrun. Vous allez bientôt saturer de feuillages dorés ou roux… mais moi, je ne m’en lasse pas. Il ne reste plus qu’une forêt (bien grand mot, notre forêt de La Pleysse n’ayant pas grand chose à voir avec les forêts de Sologne par exemple…) à visiter autour de notre hameau, rassurez-vous 😉 ! Quant au bois de Galembrun, aujourd’hui, c’était une merveille ! Bon, d’accord, le départ de la marche n’était pas rassurant : dans le village, la haie bordant le chemin qui descend vers le bois a eu droit à une coupe sauvage, et à l’entrée du bois un imbécile s’est débarrassé d’un truc en métal… la déchèterie n’est pourtant pas loin…

Heureusement, la vue sur ce chemin de coteau est bien belle, les collines, d’un côté le petit bois de ma balade d’hier (au fond après les champs labourés, à flanc de coteau), et en face, tout en bas, le bois de Galembrun.

Oui, j’écris « balade », car je ne randonne pas, je « chemine », je me promène… et je déguste. Les couleurs, les odeurs, les bruits de la forêt, les feuilles qui chuchotent dans le vent, une galopade dans un fourré, les oiseaux qui chantent ou se préviennent les uns les autres de mon intrusion dans leur domaine… moments de grâce. Pour les couleurs, moi qui trouvais que les arbres tardaient à se transformer, en ce moment, je suis gâtée !

Notre dragon gardien de la forêt a un peu vieilli, je trouve, depuis ma dernière visite… mais il est encore là !30oct2015_8962

Et au retour à la maison, sur la table de la terrasse, un papillon se reposait. Il aurait été plus beau sur le chrysanthème roux devant mon bureau, mais ce n’était pas son choix… (et je ne sais pas faire des trucages!)