Ouf ! le vent d’autan a enfin cessé. Et la pluie arrivée. L’un n’allant généralement pas sans l’autre. Aujourd’hui, entre la pluie et la fraîcheur revenues, Raymond a même rallumé les poêles, et ça sent bon le feu de bois dans la maison. Mais hier, journée semi-ensoleillée, et ma belle de Shanghai en a profité pour s’épanouir, et accueillir une copine. Qui, aujourd’hui, essaie vainement de s’abriter de la pluie dans ses pétales… pour finalement décider que, tant qu’à faire, une petite douche…
Je pensais aller faire un repérage de la randonnée du 16 mai, la pluie m’a retenue dans mon élan… Alors, on repart à Rome, pour cette avant-dernière journée de vacances romaines. Le temps s’annonçant assez agréable, nous voilà partis pour une journée de balade.
Grimpette jusqu’en haut du Gianicolo (… en bus… et d’ailleurs, sans ticket, car j’ai détraqué, bien malgré moi, le distributeur, mais nous y avons laissé l’équivalent de 3 tickets de bus, donc ce n’est pas vraiment de la triche !). Là-haut, outre la vue grandiose sur Rome, ses dômes, ses toits, nous sommes accueillis par tous les copains de Garibaldi et Anita, sa femme. Je ne vous mettrai pas le buste de tous, mais j’avoue que cet Istvan mérite bien une photo ! Quant à Madame Garibaldi, oui, on peut dire Madame avec un grand M. Une pasionaria, décédée très jeune, au destin extraordinaire. Et « son » monument lui rend bien hommage.
Nous descendons sur Trastevere, jardins, belles maisons… dont la Villa Farnesina, où nous retrouvons plafonds ornés et sur-ornés, murs peints, décors mythologiques, avec encore une fois les noces de Psyché et Éros :
De beaux trompe-l’œil, aussi, où l’on voit Rome comme d’un balcon, entre de belles colonnes de marbre… (et quelques graffitis laissés par on ne sait qui)
Et nous voici dans Trastevere. Restaurants et cafés bordent la rue de la Scala, puis Longaretta, qui mènent à la basilique. Si on veut avoir une idée du Trastevere populaire d’autrefois, il faut lire les Nouvelles Romaines de Moravia, mais vous aurez du mal à le retrouver en vous promenant dans le quartier de nos jours… c’est pourtant un quartier sympathique, mais il faut s’y promener plus longtemps que ce que nous avons fait. Une vieille pharmacie (XVII°) à côté de la petite église de la via della Scala, des fleurs suspendues sur les murs, du linge séchant, de la verdure, des tags, quelques jolies maisons rénovées, n’hésitez pas à quitter la rue Longaretta et vous glisser dans les ruelles autour…
Et n’hésitez pas non plus à entrer dans la basilique Santa Maria in Trastevere. Dorures et plafonds peints là encore, sols de marbres, mais aussi superbes mosaïques de l’abside (patientez, il y a toujours quelqu’un pour glisser une pièce dans le tronc pour quelques minutes d’éclairage 😉 !). Belles pierres tombales sous le porche.
J’allais oublier notre pause de midi. C’est certain, nous avions largement le choix, et aurions pu encore attendre. La devanture et l’intérieur de cette petite Prosciutteria nous ont fait craquer ! Végétariens s’abstenir, évidemment (sauf si vous mangez du fromage), mais les produits sont excellents, la gentillesse fait partie de l’accueil, et l’ensemble sort vraiment de l’ordinaire !
C’était vraiment une visite rapide d’un tout petit coin de ce quartier… Mais le programme de la journée n’était pas terminé ! Nous avions aussi décidé d’aller visiter la Crypte Balbi (dernière partie du Musée National Romain), et donc nous retraversons le Tibre jusqu’au Largo di Argentina, puis la Via delle Botteghe Oscure (tout un programme ce nom de rue !). Si vous y allez, faites-le un samedi ou un dimanche, où vous pourrez descendre sous le bâtiment. Explications, reconstitutions, et l’on réalise bien que la Rome Antique n’a pas fini de nous livrer ses secrets…
Restait encore à voir la fontaine de Trevi ! Mais avant d’y arriver, nous passons une fois de plus Piazza Venezia, et allez, une photo du Vittoriano, ce monument gentiment surnommé « la machine à écrire » ou « la grande tarte de la mariée »…
Encore quelques rues pavées… et nous voici devant la fontaine de Trevi. Nouvellement restaurée, bien blanche, mais… encombrée de tant de monde ! Annie a trouvé tout de même une place pour lancer sa pièce de monnaie dans l’espoir de revenir à Rome…
Sur le chemin du retour, la Galleria A. Sordi, très belle verrière, puis la place Colonna avec une copie de la colonne de Trajan (copiée 80 ans après celle de Trajan), j’ai trouvé que la pâtisserie de la place de Montecitoro avait perdu un peu de son charme, bref, nous avons fini par nous poser pour notre goûter rituel ( 😉 ) près de la place Navona, dans une brasserie bio et même Vegan … pour faire l’équilibre avec le repas de midi… 😀
Nous rentrions tranquillement, et paf !, Michel découvre une exposition des inventions de Léonard de Vinci, dans le Palais della Cancelleria. Les découvertes continuent donc… et le cabinet aux glaces me donne l’occasion d’un auto-portrait… multiple !
Mais là, c’était vraiment la dernière visite, retour à l’appartement, et repos ! La dernière journée nous annonçait une météo pas très sympathique, mais, au programme, encore beaucoup de découvertes très prometteuses… que je vous proposerai un autre jour !
Pour ce soir, je vous envoie quelques roses de la tonnelle, avant de vous souhaiter une bonne soirée ! Oh, au fait, ce concert de lundi soir, à Saint Pierre des Cuisines : magnifique. Dvorak dans toute sa beauté, le quatuor Américain éblouissant, le quintette avec contrebasse plein d’enthousiasme, une très belle sonorité pour cet ensemble jeune et souriant (formé par des musiciens de l’Orchestre National du Capitole, comme pour toutes ces soirées de musique de chambre, « les clefs de Saint Pierre », voici le lien si vous êtes en région toulousaine et aimez la musique de chambre : https://lesclefsdesaintpierre.org/ ).

En tout cas, emportée par l’élan ambiant, je me suis moi aussi mise à jardiner… nettoyage du devant de mon bureau, mon « pavement » de vieilles briques ayant l’air bien triste, avec encore ses feuilles sèches, et les herbes envahissantes entre les briques. Du coup, j’ai sarclé, et ajouté quelques briques, en me promettant cette fois de ne plus laisser les herbes folles s’étaler. Elles ont bien assez de place tout autour ! Mais… désherber à la main, quel travail… Pendant ce temps les chats des deux maisons nous surveillaient. Et par moments se regardaient en chats de faïence… mais bon, il a suffi que je m’approche avec l’appareil photo pour que l’un s’approche et se frotte à mes jambes, le plus jeune coure d’un autre côté, tandis que la troisième, impériale, est restée tranquillement sur son tas de branches. Mais notre Grisette faisait bande à part, et préférait « s’espatarrer » sur les carreaux de la terrasse.
Et, cet après-midi, une balade de deux heures. Repérage « pour de vrai » de la boucle du lundi de Pâques. Chemins par moments limite… la gadoue est bien présente, et l’eau loin d’être complètement évaporée à certains endroits…
C’était le dernier tour de la course cycliste de Launac, et nous avons regardé passer les sportifs…
J’avais gardé le plus rude pour la fin, la côte du Moulin… en général, j’arrive toujours bonne dernière lorsqu’on revient par cette montée… j’admire souvent le paysage 😉 ! Il faut avouer qu’il était beau, avec les passages de nuages, quelques champs illuminés. En tout cas la randonnée est prête. Espérons que le temps ne sera pas trop triste. D’autant qu’à l’arrivée, il y aura les 1 200 œufs de l’omelette à casser, à touiller ! Ou les vieilles machines agricoles récupérées par l’association « Les messagers du temps » à admirer, et écouter peut-être quelques anciens agriculteurs raconter leurs souvenirs du temps où les machines étaient peut-être moins performantes, mais surtout moins imposantes… Ensuite, apéritif, cuisson de l’omelette sur le feu de bois, et c’est parti pour la dégustation !
Voilà. C’est le printemps, les fleurs du pêcher s’épanouissent, les pissenlits se laissent coloniser… et les tondeuses vont commencer à ronronner les fins de semaine !
mais les chemins étant bien gorgés d’eau, j’ai juste fait un test d’une heure. Les chaussures étaient bien plus lourdes à l’arrivée qu’au départ ! Aujourd’hui, c’est mi-bleu mi-gris, pas très tentant de sortir, mais de toute façon c’était séance de Qi Gong… Et donc, me voilà partie vers la colline d’en face. Vérification de la mare du village, qui retrouve enfin une taille à peu près normale. Arrêt photo du village, perché sur sa colline (nous, c’est la maison ocre tout à gauche de la photo, on la voit un peu…).
Et mon petit sentier encore tout encombré de feuilles mortes. De jolis coups de lumière sur les mousses.
A l’arrivée, sur les bords du champ de Germaine, les soucis illuminent le vieux tas de bois grisonnant…
Une marche très colorée cette après-midi. Je ne sais pourquoi aujourd’hui le soleil faisait tellement exploser les couleurs ? Brume bleutée vers Drudas, mais tout autour, le roux de la terre, les derniers ors des feuillages, les premières pousses vertes dans les champs, un brin de folle avoine se balançant au soleil…
Non, je n’avais pas d’écouteurs dans les oreilles pour rythmer cette marche, pour cela, les chants des oiseaux sont parfaits ! Et donc, je reprends, après la parenthèse de la semaine dernière (quelques nouveautés dont je vous causerai plus tard), mes marches tranquilles dans les environs. Aujourd’hui, réveil en blanc givré (non, pas encore de neige, mais qu’il fait froid !), et bien embrouillardé. Mais le soleil a fait tout de même une petite, toute petite apparition dans l’après-midi. Les champs fraichement labourés et hersés apportent d’autres couleurs, et le paysage s’emmitouflait dans une jolie brume bleutée.