Une journée ordinaire

2017-03-25_affichette_marché_créa_2017_01Ordinaire et tranquille. Petit tour ce matin au marché de Cadours. Les cerises remplacent peu à peu les kiwis, les fraises embaument l’étal, et nous avons même goûté notre premier melon de l’année ! Puis une longue séance chez la kiné, vélo, tapis de marche, et autres machines bizarres, massage du genou, qui a encore du mal à retrouver son diamètre normal et à bien vouloir se plier comme Domi le souhaiterait (et moi aussi, d’ailleurs 😉 ). Et une après-midi tranquille, d’abord consacrée à la lecture, au tri, au classement et enregistrement des messages arrivés… le marché des créateurs, organisé par l’association « Les Arts au Soleil ! », est dans 3 semaines, et il va bien falloir que je fasse le plan d’installation, moi qui suis pourtant si peu douée en maths : faire rentrer 48 mètres linéaires sous un abri formé de 4 tentes de 8 m X 5 m chacune ! Les autres artisans aimant autant s’installer sur la place. Enfin, la pluie étant annoncée pour demain (elle est même en avance…), quelques aller-retour dans la piscine tant qu’il faisait encore soleil… bon, ce n’est pas encore au point pour la brasse en vraie grenouille, mais ça avance, même avec un genou mal plié 😉 ! Au passage, un petit bonjour au chat squatter de la maison. Enfin, pas encore installé dans la maison, mais bien habitué au jardin, et aux gamelles dès que les portes sont ouvertes !

Et au retour vers mon bureau, arrêt devant mon « coin fouillis », où les pivoines commencent à faner

…mais pas toutes, et justement, une des dernières fleurs abritait cet insecte, joli comme tout, et bien tranquille. J’ai vérifié, il semble soit pondre, soit avoir trop sniffé le pollen….

Sous le gris, les couleurs…

Depuis 2 jours, la pluie essaie de rattraper le temps perdu. Avec ce mois d’avril tout ensoleillé, c’est vrai qu’on avait un peu oublié. Mais c’est vrai, aussi, que nous en avions besoin. Aujourd’hui, c’est un peu des deux, et donc, entre deux averses, j’ai fait un petit tour de jardin. L’herbe est toute enneigée des fleurs d’acacias, tourmentées par les rafales de vent. Les feuilles des chênes sont encore d’un vert léger.

Les roses arrivent enfin… Je commençais à me demander si elles fleuriraient, car dans les jardins tout autour c’est l’explosion. Mais chez nous, elles prennent leur temps ! Déjà les roses « berlingot » embaument les alentours… et les pétales des roses et des iris sont endiamantés par les gouttes de pluie.

Mais le roi du jardin, en ce moment, c’est le vieux cerisier…

Et je vérifie à chacun de mes passages au pied de l’arbre le mûrissement des fruits… cette fois, j’espère que nous arriverons à en voler aux merles 😉 !

Aux bords des chemins…

Parce qu’il n’y a pas que les jardins et les fleurs « civilisées » pour embellir notre quotidien…

Grâce/à cause de ce changement de genou, j’ai donc manqué les champs de colza en fleur, les orchidées sauvages… Les genêts sont presque fanés, et je n’ai pas eu le courage de descendre jusqu’au gué du Marguestaud… c’est qu’ensuite, il fallait remonter, et la côte est rude pour un genou tout neuf 😉 ! Mais ce petit chemin de crête (oh, nous ne sommes pas entourés de montagnes, juste des collines et des vallons) offre une vue magnifique sur le bois de Galembrun, la colline de Naples, les champs, les fermes…

Et la récompense au retour, le vieux rosier, de plus en plus fleuri !25avr17_01_vieux rosierHeureusement, la nature est (encore…) là !

Balades, le retour… enfin !

Bon, cela reste de la petite balade, mais depuis quelques jours, une nette amélioration se dessine. Il était temps, j’en ai vraiment assez d’être patiente ! Bref, tout petit tour de Galembrun et de ses roses avant-hier, et aujourd’hui, une marche d’une heure, sans canne. Pourvu que ça dure… Et du coup, vous avez droit à quelques fleurs supplémentaires ! Éclat des roses rouges sur le bleu du ciel, un iris s’échappant de son jardin grillagé, les iris mauves ou blancs de notre jardin, le vieux rosier tendre de la maison trop souvent fermée, notre lavande « papillon » où les abeilles virevoltent de fleur en fleur, et cette magnifique plante (une agapanthe je pense) cachée sous les feuillages…

Demain , journée de toutes les surprises… espérons qu’elles seront belles et porteuses d’espoir, de solidarité, de fraternité !

Coucou !

10avril17_17_fleurs des AlpesIl est là, je l’ai entendu chanter !

Difficile de ne pas se découvrir d’un fil en ce mois d’avril… même le matin, maintenant, il fait déjà bon. Il va falloir que je me débrouille pour porter, enfin, le plateau du petit-déjeuner sur mon coin de terrasse. Ou me le faire apporter…

La pluie va bien finir par nous manquer, mais ce n’est pas pour déplaire au rosier liane, dont les roses crème cascadent à qui mieux mieux autour des mangeoires des oiseaux…

ni au lilas, pas très fourni cette année du côté du mauve…

abeilles et autres insectes ont repris le travail avec ardeur…

et j’attends l’arrivée des pivoines (qui jouent les coquettes mais me font la surprise d’être quatre cette année !) et des rosiers. La treille se prépare pour l’été, et il semblerait que les oiseaux reviennent dans leur ancien nid… pourvu que Carabistouille ou Butagaz ne grimpent pas les déranger…10avril17_01_sur la treille les fleurs de l’érable sont déjà presque fanées, les dent-de-lion décoiffées par le vent léger…

Et la piscine a retrouvé sa nageuse préférée en cette fin d’après-midi…

Bientôt Pâques, c’est le coucou qui l’a chanté !

Premier sourire de printemps

J’ai volé ce titre à Théophile Gautier. Qui mieux que lui a su conter ce mois de mars ? Qui plus est, le début du poème est tout à fait d’actualité en ce moment…

Tandis qu’à leurs œuvres perverses
Les hommes courent haletants,
Mars qui rit, malgré les averses,
Prépare en secret le printemps.

Pour les petites pâquerettes,
Sournoisement lorsque tout dort,
II repasse des collerettes
Et cisèle des boutons-d’or.

Dans le verger et dans la vigne,
II s’en va, furtif perruquier,
Avec une houppe de cygne,
Poudrer à frimas l’amandier.

(…. )
Puis, lorsque sa besogne est faite,
Et que son règne va finir,
Au seuil d’avril tournant la tête,
II dit : « Printemps, tu peux venir ! »

Bruits de tondeuses, piaillements d’oiseaux de plus en plus vifs, portes et fenêtres grand ouvertes, plus que quatre jours « pour de vrai », mais il est déjà là ! Les fleurs des églantiers vont bientôt laisser la place aux feuilles, celles des pruniers aussi, mais les fleurs de cerisier se bousculent, et en deux jours l’arbre est passé du gris hivernal au blanc printanier ! Quant aux fleurs de saison, celles annonçant vraiment le printemps, Pâques, les beaux jours, elles parsèment l’herbe sur la place, accompagnées de ces jolies fleurs étoilées, sur laquelle un jeune criquet prenait le soleil…

 

Plus que 10 jours !

Ou « encore » 10 jours à attendre ? Aujourd’hui, j’ai décidé d’être optimiste, je commence à marcher sans canne (sauf si je vais dehors) et c’est vraiment le premier jour sans trop d’hésitations dans ma démarche. C’est donc bien parti. Je l’ai décidé. Et tant pis si demain, ou après-demain, tout revient à zéro… Bref, me voici partie faire un petit tour à la recherche des couleurs du printemps ! Bon, ce n’est pas cette année que j’irai chercher le bleu des pervenches dans le bois de Galembrun, mais les petites anémones et les muscaris sont là avec leurs bleus éclatants, presque du même ton que les violettes voisines !

Pour le jaune, il reste deux ou trois narcisses un peu abîmées, mais le forsythia scintille de tous ses ors, les ficaires et les dents-de-lion sèment leurs gouttes dorées au milieu des herbes.

Pour le blanc, les fleurs du prunier font les coquettes, tandis que les hellébores se partagent entre mauve clair et blanc…

Sous le laurier, dont les fleurs exploseront bientôt, à côté des hellébores, cette plante grasse aux belles  hampes roses (dont je ne sais plus le nom)… Mais pour le moment, c’est le vert qui domine, du moins sur le sol, en attendant les feuilles nouvelles, qui ne tarderont pas !

Et si quelqu’un fait la moue devant le rose et bleu, c’est qu’il n’a jamais levé le nez vers un pêcher en fleurs sous un ciel de printemps !11_pêcher sauvageBonne fin de semaine !

Brrr…………

Pourtant, l’hiver semblait presque terminé, et paf ! voilà que la froidure revient, et le vent, et la pluie. 27fev17_tisane-dapres-midiMais, quel que soit le temps dehors, comme ce n’est pas encore demain, et loin de là, que je reprendrai mes balades dans les environs, je dois donc me contenter de quelques pas sur la terrasse quand il fait beau… Il y a 4 jours, les jonquilles devant ma fenêtre étaient superbes, et les violettes embaumaient au soleil couchant !

Mais tout à l’heure les jonquilles étaient tellement malmenées par la tempête que je suis allée les cueillir, pour les mettre à l’abri (et me suis fait rappeler à l’ordre par Raymond, pour mon imprudence, les dalles étant bien mouillées).

Pendant ce temps, à Venise… il fait beau, le Carnaval resplendit… (groooos soupir !)carnaval-venise-masque-costume-0643Merci à Luca et Daniele pour leurs superbes photos sur http://www.e-venise.com

Balades virtuelles… ?

Voilà voilà, genou réparé, « yapluka »… attendre. Attendre cet « après » dont tous celles et ceux qui sont passés par là parlent comme d’un vrai et beau soulagement. Attendre n’étant pas vraiment ma qualité première, ni seconde, ni xxxxxième, il va pourtant falloir que je m’y fasse, à l’attente de cet « après » ! Bref. Retour à la maison, bien emm… avec ces deux pattes supplémentaires (dont j’espère pouvoir me passer le plus vite possible), et je réapprends à me servir d’un genou ! Le temps revient au beau, je peux envisager le tour du jardin, du village, mais je pense déjà aux futurs déplacements.itineraire_01

En attendant le 28 août, date du prochain départ, me voici repartie en Islande grâce aux souvenirs, aux images (pas seulement les miennes). Ce pays me touche particulièrement, et reste accroché dans mon cœur (côté voyages).

Par la Nature à l’état (encore) préservé, et en éternel bouillonnement, glaces, lacs, volcans, crevasses, champs de lave…

Par toute cette faune qui ne craint pas (pas encore ?) d’être dérangée.

Par sa flore étonnante, têtue. Arbres rampants sur les sols de lave, poussant entre deux fissures. Fleurs des sandurs. Mousses incrustées dans les roches, y dessinant d’étranges cartes géographiques…

Par ses villes, ses villages, disséminés au pied des montagnes, des volcans, des cascades, ses maisons anciennes restaurées par des Compagnons, avec le souci de toujours laisser respirer la nature, les habitants (ne pas oublier tous les tags de Reykjavík ou Akureyri…).

Par ses changements soudains de lumière, de temps…

Par sa gastronomie… même si le touriste ne peut pas toujours en profiter pour des raisons hélas bassement terre à terre de budget (mais on trouve partout de bonnes soupes 😉 )

Merci à tous ces photographes amoureux de ce pays, qui n’hésitent pas à partager leurs clichés !

PS : Pour cette page, je n’ai pioché que dans les photos de Fjallaback ( https://www.fjallabak.is/  ou  https://www.facebook.com/icelandtrekking/?fref=ts ) et dans mes photos. Mais vous avez aussi : http://www.waysofnature.com/ . Et d’autres…

Balade ardéchoise

Oh, une toute petite balade, autour de Saint Étienne de Boulogne, par un après-midi bruineux… Brume, fougères d’un beau roux et sous-bois vert lumineux, ruisseaux clairs, vieilles maisons en pierre et châtaigniers tortueux…

Merci, Odette, pour ce tour plein de poésie. La prochaine fois que nous venons, je ne vous ralentirai pas, Ulysse et toi, et nous pourrons faire « le grand tour »… j’espère !