Petit tour de champ

Quelques jours de (presque) été, mais l’hiver n’avait pas dit son dernier mot, et nous revoilà dans la grisaille. Bon, au moins le vent d’autan s’est arrêté ! Entre deux passages de bruine, je suis allée faire un tour de terrain, d’abord, puis de champ. La terrasse attend patiemment que les beaux jours reviennent… parasols fermés, canapé protégé… vivement le soleil !

Sur le terrain, Nils et Pedro n’avaient pas fait beaucoup de dégâts, mais deux acacias attendent d’être débités… ils deviendront des piquets, et/ou chaufferont la grande salle, quand Lucas aura le temps de venir…

Notre trèèèès vieux chêne a tenu le coup, heureusement. Il est plus que centenaire, on ne peut plus l’enlacer depuis longtemps 😉 ! J’aime bien ces jours un peu gris où les branches encore nues dessinent comme des dentelles sur les nuages.

Ce n’est pas encore la grande explosion des fleurs sur notre terrain, mais par-ci par-là des éclats blancs, l’aubépine, le cerisier (bien vieux, lui aussi), le prunier reine-claude, au fond du terrain les premières fleurs de l’ail de Naples, et sur les planches de la piscine un tapis de fleurs de cerisier et amandier mêlées aux feuilles mortes

Après mon tour de terrain, j’ai continué par un plus long tour de champ. Je pensais que les haies étaient fleuries, mais non, il va falloir attendre encore un peu… par contre, les pervenches, les fleurs rose vif du cognassier du Japon sont bien ouvertes, quelques soucis aussi. Et le rose délicat des fleurs de pêcher…

Flipelette m’a suivie bien sûr, le regard toujours aux aguets. Je ne sais jamais ce qui l’inquiète ainsi quand on part du côté des champs… parfois on aperçoit une biche loin, une fois un renard, mais sinon, à part les oiseaux, il n’y a vraiment pas de quoi être inquiet !

Et avec toutes ces touches de couleurs, tous ces verts, on en oublierait presque le gris ambiant… celui du ciel et… celui de notre monde qui perd complètement la tête… mais ceci est une autre « histoire »…

Avril au champ…

Tant pis pour les grandes balades dans les environs, pas le temps, trop de dossiers à compléter, vérifier, de préparatifs pour le festival à venir (« Danses et Musiques Pour Tous », du 16 au 20 juillet, à Galembrun, Launac, Grenade, Cadours et Le Burgaud), de vérifications à faire… les listes s’entassent sur le bureau, mais de temps en temps un petit tour dans les champs, tant qu’ils ne sont pas encore vendus et cultivés, me permet d’évacuer et de me reposer les yeux.

D’abord, petit état des lieux sur notre terrain. Il a bien fallu commencer à tondre, mais pâquerettes, pissenlits et boutons d’or sot épargnés, ce qui fait que nous sommes loin d’un gazon à l’anglaise !!!! Mais c’est tellement joli !

Hier dimanche, nous voilà donc parties, Flipelette et moi, dans les champs voisins, vérifier l’état des haies, fleurs, et herbes des deux champs voisins. Un des deux est emprunté par un énorme tracteur, qui passe là pour rejoindre un autre champ cultivé celui-là. Et oui, c’est qu’en passant par là, il peut labourer et ensemencer son champ au ras de la haie commune… en ayant, pour pouvoir plus facilement passer, arraché une bonne partie de haie, et le vieux cognassier qui autrefois marquait la limite du champ… Et tant pis pour les orchidées sauvages qui sont sous ses roues ! En plus j’ai découvert qu’une orchidée qui fleurissait là, l’orchidée serapia, était une espèce protégée.

Le chemin pour y accéder longe une haie de lilas, mais aussi des centaines de monnaie du pape en pleine floraison, cachées dans les broussailles d’un ancien chemin. Les soucis, eux, se gorgent de soleil ! Les jeunes feuilles vert tendre ont remplacé les chatons de certains arbres et les fleurs blanches des aubépines et prunelliers.

Ici, les terrains sont en pente, et on a intérêt à être bien chaussé.e pour ne pas se tordre les chevilles ou glisser… Enfin, malgré le « chemin » tracé par les monstrueuses roues du tracteur, les premières orchidées sauvages, les orchis pourpres, pointent leurs fleurs.

Quelques fleurs commencent à s’ouvrir, la vesce commune, l’achillée mille-feuilles, le printemps s’installe…

Pour finir, j’ai craqué, et suis rentrée avec un bouquet : lilas pris dans les haies, monnaie du pape sur le bord de l’allée et pervenches… petit bonheur du jour !

Et le soir, les dentelles des branches d’acacias encore nues se découpant sur le ciel au couchant… encore un petit bonheur du soir !

Sauvages…

Sauvages…

Sur notre petite place du Puits Clos, tout au bout du village (après, on va dans les champs…), les fleurs sauvages s’en donnent à cœur joie ! Elles font bien d’en profiter, car bientôt les « hommes verts » de la mairie vont venir tondre… En attendant, dames de onze heures, muscaris, pâquerettes, fleurettes bleues, ces herbes-fleurs dont je ne connais pas le nom (si quelqu’un sait, merci de glisser leur nom en commentaire) et les pervenches du coin de la ferme voisine profitent du soleil. Et de la pluie…

Il y a aussi… « coccinelle, demoiselle, bête à Bon Dieu / coccinelle, demoiselle, monte jusqu’aux cieux / petit point blanc, elle attend / petit point rouge, elle bouge / petit point noir, coccinelle au revoir ! » . Vous n’avez jamais chanté cette comptine à vos enfants, vos petits-enfants ? Il faut dire que les coccinelles se font rares. Mais pas ici ! Bon, il faut dire qu’un point rouge au milieu de tout ce vert (et bleu), ça se remarque 😉 . Non ? Regardez bien !

Pour continuer avec les comptines ou autres dictons, « mars qui rit parmi les averses… », c’est le cas en ce moment ! De bleu, le ciel passe au gris presque noir en un instant, pour revenir au bleu, etc etc etc

Et pour ce dernier jour d’hiver, Ganesh a eu droit à un bouquet de violettes… demain, c’est le printemps ! Le pêcher de Germaine l’annonce, dont les fleurs tremblotent sous le vent encore d’hiver…