Une journée mi-ombre mi-soleil, ni trop chaude ni trop fraîche, juste ce qu’il faut pour une bonne petite balade. Et nous voilà parties vers le bois de Galembrun. Montées, descentes, re-montées et re-descentes, c’est le côté ouest du village. Le long des chemins, les arrêts photos se succèdent… pâquerettes innombrables, muscaris, violettes, ficaires, stellaires, c’est le printemps !
Arrivées dans le bois, le vert presque fluo des jeunes feuilles se mêle aux branches encore nues, ici un fruitier sauvage aux fleurs blanches, là un miroir pour arbres, et la mare avec ses troncs d’arbres semblables à quelque monstre caché dans l’eau sombre… et le premier chant du coucou !
Dans le champ voisin, petit raccourci pour revenir à la maison, bien pentu, mais… le mauve sombre des premiers orchis m’ont attirée… ainsi que d’autres fleurs des champs.
Et enfin, arrivée en haut du champ, dans la haie, le lilas tout bourdonnant !
Et sinon… Aujourd’hui j’ai sauvé une araignée des pattes d’une autre araignée… la vie est dure chez ces dames !
Et j’ai pu reprendre mes habitudes d’été, tisane sur la terrasse… enfin, presque été, parce que j’étais en pull tout de même… Bonnes fêtes de Pâques à vous, toutes et tous !
Dans le coin, c’est traditionnellement le jour des omelettes pascales dans les villages ! A Galembrun, c’est en 1992 que nous avons commencé, nous étions alors dans l’équipe du Comité des Fêtes. Belle ambiance, soleil, les villageois réunis… Peu à peu le cercle des participants s’est agrandi, et si, au tout début, nous faisions la tournée des fermes avec les enfants pour récolter des œufs, il a vite fallu passer commande dans les moyennes surfaces voisines. D’une part, au fil des ans, les petits agriculteurs du coin disparaissaient, il n’y avait plus assez de poules 😉 ! D’autre part, le nombre de convives augmentait vraiment beaucoup. Il faut dire que c’était gratuit (aujourd’hui, seule la part d’omelette est gratuite, les temps changent). Voilà pour la petite histoire !
Bref, aujourd’hui j’ai fait ma piperade « à ma façon », puisque c’est jour d’omelette, et ensuite, je suis allée faire un mini tour en partant par le village, où les lilas étaient bien fleuris, ainsi que les premières roses sur le mur d’une des vieilles maisons « de famille » restant encore au village.
Et puis j’ai continué dans les champs… cette année, pas de beaux champs de colza aux fleurs de ce beau jaune citron (du moins dans notre petite vallée verte)… certains champs sont semés, d’autres juste labourés et attendent leurs semailles. Tout au fond, le bois de Galembrun n’a pas encore retrouvé ses beaux tons de verts, mais c’est sûrement pour bientôt !
Un cerisier sauvage, un prunellier, un chemin de pâquerettes, des bugles, un papillon baguenaudant sur les pâquerettes, encore mes belles dames de onze heures (ornithogale ombellifère, même famille que les asperges paraît-il) cousinant avec ces herbes dont je ne connais pas le nom, aux feuilles vertes sur la tige et à la tête vert citron, le très vieux cognassier, arbre qui autrefois délimitait les champs, lorsque ceux-ci étaient encore à taille humaine, donc le cognassier balançait ses fleurs sous le vent d’ouest revenu… et me voilà revenue à la maison.
Je n’ai pas résisté au lilas blanc dans la haie… et notre belle burkinabé maintenant se promène sous ses fleurs !
J’espère que vous avez pu profiter de cette longue fin de semaine, en famille ou avec des ami.e.s, que vous n’avez pas exagéré sur les chocolats, et vous souhaite une belle soirée. Ici, il n’y aura probablement pas de belles couleurs du soir, le ciel est redevenu gris… si seulement il pouvait pleuvoir encore un peu !
Bon, assez flemmardé, les journées ensoleillées se succèdent et je n’ai pas le courage de bouger, c’est une honte ! Je ne vais tout de même pas attendre que les mauvais jours reviennent… Hier, petite remise en jambes, tour des champs voisins de long en large et de bas en haut (eh oui, de ce côté-ci c’est loin d’être plat !). Et aujourd’hui, en route pour 5 petits kilomètres. Mais là aussi de haut en bas et de bas en haut !!!
L’amandier de la voisine, les violettes du jardin, une jonquille, les haies d’églantiers, les tapis de pâquerettes… la nature renaît !
Traversée des champs jusqu’au Marguestaud (qui coule encore bien), par endroits le sol est déjà fendillé de sécheresse, mais quelques flaques stagnent en bas du champ… Et avant de repartir à la recherche de mon chemin disparu, arrêt à la petite mare dans le bois pour admirer les reflets.
Il y avait une sortie de sentier, avant le « nettoyage » de cette partie du bois, et il rejoignait la jolie boucle qui faisait tout le tour du bois… autrefois… Je l’ai cherchée en vain plusieurs fois déjà. Cette fois, je prends le « chemin des diligences » en longeant le bois, et j’ai bien retrouvé le passage. Je me suis engagée dans ce petit sentier, pour tomber encore une fois dans un cul-de-sac ! Zut et re-zut ! Demi-tour. En faisant attention à ne pas me prendre les pieds dans les ronces… la prochaine fois, je pars avec un sécateur !
Retour sur le large chemin, et au débouché je pars à droite, le long du champ et de la forêt… tiens, la vieille maison a disparu… et le champ a doublé de volume… mais ils ont gardé le passage. Me voici à nouveau à l’entrée du bois, une autre. Encore un sentier bien tracé. Pourvu qu’il ne s’arrête pas net !
Et enfin, enfin, cette fois c’est bon ! Après un passage entre les brandes et quelques ronces, revoici la forêt et le chemin connu. Les « dragons » chers à mes fritouillettes ont été avalés par le temps, mais j’en ai trouvé un plus récent 😉 ! Bizarrement peu de chants d’oiseaux. Il faut dire que j’aurai fait cette balade avec en fond sonore les motos « vertes » qui tournaient dans les environs, mais heureusement pas dans le bois, du moins au moment où j’y étais.
Retour au village, par la fameuse côte du Moulin… quelques arrêts pour apprécier le vert des champs (et souffler…), mais je n’ai pas eu le courage de repartir par les champs une fois arrivée en haut, j’ai pris le chemin « civilisé » (et « plainier », selon l’expression du coin) pour revenir à la maison, me faire un thé et m’assoir au soleil.
Et ce soir, encore un moment magique sous les acacias de chez Germaine et Maurice.
Balade d’hiver, avec le soleil. Dans les champs et chemins restés à l’ombre, les herbes et les flaques d’eau étaient encore gelées, et même avec ce beau soleil l’anorak n’était pas de trop…
J’avais décidé d’aller jusqu’au bois de Galembrun, voir ce qu’était devenue la nouvelle mare après les pluies des semaines passées. Descente de la côte du Moulin, aux bas-côtés bien verts. Galembrun, c’est tout en haut !
Dans le bois, le chemin semblait à nouveau en état… au moins jusqu’à ce petit plan d’eau assez récent (depuis un « nettoyage » de cette partie du bois). Nombreuses sentes tracées par les animaux, partant des taillis à la mare. Petit coup d’œil en contrejour pour commencer…
Le chemin semblant continuer, pas d’hésitation, je m’engage… pour me retrouver sur une sente, ronces, genêts et arbustes enchevêtrés, mais tout de même ça passait… jusqu’au moment où… plus de passage possible, même avec mes grosses chaussures, la sente se transforme en ruisseau ! Décidément, ce n’est encore pas aujourd’hui que je referai la jolie petite boucle dans le bois !
Mais j’y reviendrai, peut-être avec un sécateur ? et en tout cas lorsqu’il fera plus sec 😉 . Retour au point de départ, je reprends la route pour quelques mètres, afin de voir l’autre côté de la mare. Je passe sur les décorations accrochées aux herbes… avec même un masque… je comprends parfaitement qu’un.e randonneuse.neur ait des besoins urgents, mais la moindre des choses tout de même serait de rembarquer papiers etc dans une poche glissée dans son sac, ou a minima d’enfouir les papiers sous les feuilles. Bref. Heureusement, pour arriver à la mare ce n’est pas très dégagé, donc cela reste propre… Beaux reflets, des arbres, du ciel…
Un beau bouquet de pins, au milieu des chênes et des broussailles… souvenir de mes Landes…
Retour au village, parcours mi-route mi-chemins en bord de champs. Encore deux biches un peu inquiètes traversant champ et route vers l’autre versant du coteau… trop loin ! Je me contente des effets du soleil au travers des dentelles des taillis…
Après le grand vent de la semaine dernière, hier le calme (trop ?) plat est revenu… c’était presque aussi inquiétant ! Aujourd’hui, un semblant de ciel bleu semblait s’installer, je suis allée voir si les chemins étaient plus secs… il y a une semaine, au bois de la Pleysse, on pataugeait bien ! (il faut dire que les passages et repassages des fans de motocross n’arrangent pas les choses)
Avant-hier, dimanche, c’était déjà mieux (mais vent à 90 km/h…). Et aujourd’hui, départ vers le bois de Galembrun, par la côte du moulin. Verts des champs, des herbes du chemin… et au fond, la masse encore sombre de la forêt.
Essai de passage dans la forêt, qui, elle, est restée grise… heureusement, l’or des ficaires donne une touche d’espoir… ainsi que les premières fleurs de fruitiers sauvages. Il y avait des ajoncs… disparus ? Au bout de quelques mètres, le chemin complètement raviné et boueux me fait faire demi-tour, par peur de glisser (j’ai oublié mon bâton).
Par contre, quelle colère… il y a quelques années, il a été décidé d’éclaircir un pan de ce bois. Travail confié à une entreprise privée soi disant sous le contrôle de l’ONF. Dans ce bois, pas bien grand, un sentier en boucle faisait le bonheur des familles, calme, parfait pour les petites jambes. Depuis le passage de cette entreprise, la boucle est réduite à 1/2 tour de bois, sur un chemin raviné par le passage de camions et… de motocross. Je reconnais un point positif : depuis les travaux, une nappe d’eau s’installe dès qu’il pleut, qui doit probablement faire le bonheur des animaux de la forêt le soir, lorsque les motos sont reparties…
En sortant du bois, joli vue sur la colline de notre hameau.
Hélas, j’ai la mauvaise idée de jeter un coup d’œil au chemin des diligences…Quelle honte de trouver, le long de ce chemin de randonnée, des tuyaux, un tas de terre (travaux, mais où ?) et de ciment rosâtre… quand à certains coins un peu plus loin, c’est désespérant. C’est tout de même pas compliqué de ramasser ses papiers… Ce petit bois n’est pas un dépotoir, ni un WC public, ni une piste de motocross ! Respectons la nature, et pas seulement en blablabla, mais en actes !
Retour au village, par la route cette fois. Le Marguestaud coule bien, moins tranquille qu’en été 😉 !
Et me revoici en bas de mes champs favoris… encore une grimpette, et je surveillerai le coucher du soleil. Étonnant. Après cette après-midi au ciel tout bleu, un fond gris de brume s’installe, et le soleil peu à peu s’efface derrière ce rideau, tout pâle.
Ce dimanche, longue boucle autour de Galembrun, une belle balade sous le soleil (mais supportable), à un rythme tranquille, pour profiter de l’air, des arbres, des fleurs des champs… Fauchage dans une prairie près du Marguestaud. Des dizaines de rapaces tournaient autour, espérant peut-être se nourrir de quelques lapins ou rats des champs ?
Avant d’arriver à la petite route, un beau bouquet en bord de champ.
Mais sur les talus le long de la route (sur cette boucle, il y a un peu de route), les fleurs des champs et herbes restent dans les tons de vert et blanc…
A droite, sur le haut de la colline, Galembrun, caché dans les arbres.
Et à gauche, le bois de Galembrun. Nous avons pris le sentier vers la droite, pour retrouver plus loin une laie qui nous mènera jusqu’à une sorte de clairière en bordure de champ. Encore une fois, c’est une multitude de verts qui nous accompagne.
Nous sommes reparties vers la route du Burgaud, en passant près d’une ferme. Un long chemin sous le soleil, entre les champs, avant d’arriver à la route. En face de nous, c’est toujours Galembrun. Sur les bords du chemin, chardons en fleurs et autres champêtres.
A l’arrivée sur la route, une croix, ancienne, et fleurie par une lavande… artificielle.
Là, c’est la partie la moins agréable, sur la route. Même si elle ne dessert que deux ou trois petits villages, nous croisons pas mal de voitures en ce dimanche après-midi. Peut-être des visiteurs du parc du Burgaud, Animaparc ( https://www.animaparc.com ) qui n’ont pas pu y entrer à cause de l’actualité sanitaire ? Et je retrouve le chemin qui devrait nous amener au bord du Marguestaud. Le Marguestaud est bien joyeux en ce moment, l’eau coule sur les galets avec un joli bruit… et après un long passage (un peu pénible) au bord d’un champ fraîchement fauché, nous retrouvons le sentier qui nous conduit au gué.
Au gué, les couleurs sont magnifiques, avec ce ciel bleu. Reflets du ciel et des feuillages, que l’on soit face ou dos au soleil, avec peut-être un peu plus de mystère vers « l’amont ».
Nous avons presque terminé la boucle, retour vers le village par le chemin juste en face de notre route de départ. Un autre petit bois, le sentier qui se perd dans les hautes herbes, l’arrivée au petit marigot près des anciennes fermes, la vue sur le coteau d’en face, où nous somme passés il y a une heure…
A l’entrée de Galembrun, la jument et son poulain tiennent toujours compagnie au vieil âne gris, à la croix de Saint André sur le dos.
Prochaine boucle prévue : de Galembrun à Drudas et retour, par le chemin des diligences et celui d’Aubépine. Mais pas tout de suite… il faut que les genoux se reposent un peu 😉