Balade au bois

Balade au bois

Jeudi, journée marche ! Manif le matin à Toulouse, mais là, il faut bien avouer que ce n’est pas vraiment de la marche… j’ai ajouté quelques fenêtres, balcons, à ma collection 😉 . Quant aux immeubles modernes de Compans-Cafarelli, les ombres en dentelles des arbres encore nus apportaient une touche de poésie – bien nécessaire – sur leurs murs.

Nous avons attendu l’arrivée de la manifestation au pont sur le canal, près d’Héraklès. Et la descente de cette marée humaine depuis le pont des Catalans, envahissant les 4 voies et les côtés du pont était vraiment impressionnante !

Avant de quitter notre village, il a fallu dégivrer les vitres…

Retour à Galembrun, et re-marche l’après-midi, avec Guillemette, dans le bois de Galembrun. Je suis toujours à la recherche de la boucle qui faisait le tour du bois… hélas, le départ est impeccable, mais il se transforme vite en ruisseau… ce n’était pas prévu, et les chaussures (pas vraiment de marche) se sont vite couvertes de gadoue. Nous avons réussi à ne pas nous étaler, mais je n’en ai pas été loin… bref, nous avons pas mal pataugé !

Il va falloir en prendre son parti, les coupes effectuées par je ne sais quelle entreprise (qui paraît-il était chapeautée par l’ONF) n’ont pas arrangé ce côté du bois… mais c’était très joli, ce ruisseau serpentant entre les herbes, joncs, genêts. Et je reviendrai quand les genêts seront en fleurs, ce sera sûrement magnifique.

Une fois franchi ce passage, nous avons retrouvé le chemin « d’avant » (et je confirme, c’était mieux avant… 😉 ) pour terminer la boucle. Les pins (rares dans ce bois) balancent leur cime au soleil, les rayons de soleil illuminent les mousses au pied des arbres ou sur les branches mortes, mais les feuilles ne pointent pas encore sur les branches. Et les tapis de pervenches ont disparu 😦

Retour tranquille par la route, puis le champ « de Germaine », celui où, en mai-juin, poussent les orchidées sauvages. Et pour terminer, les fleurs du cognassier du Japon, de plus en plus magnifiques, sur le haut du coteau.

Ce soir, Mahler, 2ème symphonie « Résurrection » à la Halle aux Grains. Entre-temps, j’ai nettoyé mes chaussures, rassurez-vous 😉 !

Balade en pays Bisontin

Balade en pays Bisontin

Comme chaque année, nous nous retrouvons entre amies et amis pour passer ensemble le changement d’année… cette fois, c’étaient les amis de Besançon qui recevaient. Nous voilà donc partis, le 28 décembre, pour « monter » vers l’Est ! Route tranquille, traversée du Massif Central, puis la « transversale » qui nous fait frôler Montceau-les-Mines et Beaune…

Tout le monde se retrouve le 29 en fin de journée…

Première découverte : le musée des Beaux Arts, tout récemment rénové. Une exposition : la Chine rêvée de François Boucher.

Le musée est vraiment intéressant, tant du point de vue « mise en espace » que par la richesse des œuvres présentées. Je me suis régalée, mais je n’ai pas tout vu, il va me falloir encore un ou deux passages pour pouvoir tout apprécier !… Parmi les tableaux, des Courbet bien sûr (le grand tableau sur la chasse, magnifique certes, mais qui me fait horreur), et de ses contemporains. Parmi d’autres tableaux, petit clin d’œil pour Jean-Luc, qui nous racontait ses déboires à propos d’un tableau représentant St François d’Assise parlant aux oiseaux, ou son enfance religieuse, avec « la leçon de catéchisme », et « St François d’Assise parlant aux poissons », mais aussi un petit tour en Égypte ancienne, ou bien une vision de la Vouivre (personnage légendaire de Franche-Comté, mais pas uniquement), ou le buste de cette superbe jeune femme… bref, quelques uns de mes coups de cœur :

Et l’architecture intérieure… murs de béton, rampes, escaliers, les époques s’enchevêtrent, et par les ouvertures sur la superbe place de la Révolution, vues les toits de la ville, ou la grande roue installée là pour les fêtes.

Le lendemain, dernier jour de 2019, temps superbe. Parfait pour le pique-nique traditionnel ! Il ne faisait pas chaud chaud, mais nous avons respecté les traditions, et sommes partis pour le site de la source du Lison. Magnifique.

J’ai d’ailleurs pu comparer le Lison « en vrai » avec celui du tableau vu la veille au musée des Beaux Arts de Besançon :

Nous sommes allés jusqu’au Creux Billard, courte mais ardue grimpette… merci les genoux !

Et c’était l’heure du pique-nique

J’avoue, il faisait bien frais… mais le pont du diable n’était pas loin, alors nous y sommes partis ! petite route, sous-bois, la campagne, et une plongée vers le ruisseau de Château-Renaud vertigineuse ! Voici le lien vers la légende. En fin de page, vous verrez la tête du diable, que je n’ai pas pu photographier, il aurait fallu que je m’attache à une corde… : https://www.lieux-insolites.fr/doubs/pontdiable/pontdiable.htm

Réveillon le soir, vœux, et le séjour s’est poursuivi entre parties de whist, de scrabble, discussions, balades le long de la boucle du Doubs à Besançon… et non, pas de photos : le froid peut-être ? mon appareil refusait de faire toute mise au point ! J’ai tout de même fait celle-ci, avec mon téléphone, un coin de mur m’a attiré l’œil :

La route du retour s’est passée sous la grisaille, le brouillard, la pluie… les puys avaient disparu, par moments, on ne voyait plus que le ruban de l’autoroute… retour tristounet !

Et nous voici repartis pour une nouvelle année, avec ses joies, ses peines, ses luttes. Je souhaite qu’elle vous apporte du soleil dans le cœur et dans la tête, qu’elle vous enthousiasme, qu’elle vous fasse… tout le bien que vous désirez !

Architectures

Les manifs sont bien sûr l’occasion de faire entendre (enfin… d’essayer…) notre colère, l’occasion de retrouver des ami-e-s (surtout quand, comme nous, la « retraite » se passe à la campagne, à plus de 30 km de la grande ville 😉 ), mais aussi l’occasion de regarder la ville.

Ce mardi 10 décembre, départ depuis le métro Borderouge, pour aller jusqu’à Saint Cyprien. Un quartier tout nouveau, pas encore terminé, une nouvelle ville dans la ville… Côté architecture, on est loin de l’unité architecturale du centre ville !

Rendez-vous à Saint Cyprien, vieux quartier Toulousain… halles, anciennes maisons…

Et les anciennes douches municipales, transformées en Maison Citoyenne, mais dont on a gardé les jolies mosaïques.

Entre le boulevard qui mène à la Garonne et la porte Saint Cyprien, le musée de l’affiche « MATOU », le musée des Abattoirs, un jardin devant les anciennes fortifications (rénovées), un monument aux morts moderne entouré de maisons typiques de ce quartier, des grilles de balcon, une terrasse sur les toits…

Et Garonne. Qui, ce mardi de décembre, reflétait le bleu du ciel sur ses eaux un peu tumultueuses.

Quelques immeubles un peu fantaisie, entre Héraklès et Arnaud-Bernard, le ciel bleu au-dessus des platanes nus, reflets dans les vitres…

Et nous arrivons aux immeubles chics le long des boulevards. Balcons ouvragés, coupoles, frises, pierre blanche et brique rouge. Avec, entre deux immeubles en briques, le blanc éclatant du nouveau marché Victor Hugo… Et, presque à l’arrivée de la manif, la fontaine romantique de la place Roland.

Voilà, vous avez fait le parcours avec moi 😉 . Sans l’ambiance… Bonne soirée !

Ambiance gothique…

Ambiance gothique…

Cet article participe au rendez-vous mensuel #EnFranceAussi créé par Sylvie du blog Le Coin DesVoyageurs. Ce mois-ci, c’est Dora du blo« Arpenter le chemin » qui nous a proposé le thème “gothique”.

Gothique : forme d’art, écriture, et un truc pour supersonique (si, si, je vous assure). Bon, quand j’ai vu le thème, bien sûr, j’ai pensé cathédrales et gothique flamboyant, méridional, vitraux, retables. Mais je n’avais pas de visite prévue à Toulouse, ou Albi. Et puis… bon sang mais c’est bien sûr, il y a aussi l’ambiance gothique… Cimetières ? le plus beau pour l’ambiance, dans mes photos, se situait à Londres, donc pas question. Et puis, en novembre, les cimetières fleuris, multicolores, ne sont pas tout à fait dans l’ambiance gothique. Ah, ça m’énervait de ne pas pouvoir participer… Jusqu’à ce que nous décidions de partir une semaine chez des amis, vers le Lubéron, à Céreste plus exactement. Et là… mais oui, pour une belle ambiance gothique, il y a le Prieuré de Carluc ! Le soir, ce doit être fabuleux. Désolée, j’y suis allée de jour. Ciel gris, d’accord. Mais les feuilles dorées des petits érables rendaient l’endroit presque gai… loin de l’ambiance souhaitée ! Tant pis, vous ferez marcher votre imagination.

Le Prieuré existe depuis le XIème siècle. Remanié, refaçonné aux XIVème et XVème siècles, il tombe en ruines au XVIIIème, puis vendu comme bien national après la Révolution. Entre 1960 et 70, des campagnes de fouilles exhument le site, qui sera classé en 1982 au titre des Monuments Historiques.

Bon, direz-vous, vu l’époque, tout cela n’a rien de gothique. Ce serait plutôt roman. Mais voilà, dans ces vestiges d’une autre époque, on trouve une galerie funéraire, une nécropole taillée dans la roche… Tout cela fait une belle ambiance gothique !

Une nécropole, des tombes creusées dans la roche, certaines un peu surprenantes par leurs dimensions : on pense plutôt à des tombes d’enfants.

Un lieu étonnant, très fréquenté en été car on est en pleine nature, avec un grand espace ouvert, des tables et bancs de pique-nique. Pour y arriver, les paresseux pourront venir en voiture jusqu’au pied de l’église… mais le mieux est de faire le circuit qui part de la chapelle à la sortie de Céreste (en direction de Reillanne), passe par le pont de la Baou, pont « dit » romain, bien que construit au XVIIIème, et grimpe dans les collines, au milieu de près, petits bois, champs de lavande, et redescend ensuite vers Céreste. La boucle peut se faire à pied ou à bicyclette (d’ailleurs il y a une belle piste cyclable dans tout le coin, d’Apt à Forcalquier si je ne me trompe).

Et quand vous arriverez au niveau du petit centre commercial, à la fin de la boucle, au retour sur la route, profitez-en pour faire une halte à « La rue des biscuits », salon de thé et biscuiterie. Karine fabrique les biscuits avec des produits de la région, Manu vous accueillera, et vous pourrez vous rafraîchir ou déguster thé ou café dans ce lieu particulièrement sympathique (oui, bon, j’ai un peu raté mes photos… mais j’ai l’excuse des quelques kilomètres faits dans la journée 😉 ). https://www.laruedesbiscuits.fr/ ou page FB.

N’hésitez pas à rester un ou deux jours à Céreste (04), dans la campagne autour il y a beaucoup de gîtes dans de vieilles fermes. De belles balades à faire, à pied ou à vélo. Et la vieille ville, avec ses ruelles caladées et ses remparts est bien agréable à découvrir.

Gothique

Gothique

Le thème de #En FranceAussi ce mois-ci est « gothique »… Vaste sujet ! Architecture ? Civilisation des Goths ? Mais depuis les années 1970/1980, il y a aussi le « mouvement gothique » ! Je ne ferai probablement pas d’article pour illustrer ce terme, n’ayant pour l’illustrer (peut-être) que le déguisement famille Adams d’Amandine, ou cette photo prise par Guillemette ( http://www.guillemettesilvand.fr ) en février dernier à Venise (et Venise n’est pas en France…) :

Je n’ai pas assez de photos de nos belles cathédrales gothiques, Reims, Bayonne, Albi, les Augustins de Toulouse (gothique Occitan) pour pouvoir faire une vraie page. Alors tant pis, je n’écrirai probablement pas sur En France Aussi ( https://www.facebook.com/groups/EnFranceAussi/ ), puisque je vous propose de partir nous balader du côté de Highgate, à Londres. Parce que qui dit « mouvement gothique » dit aussi inspiration fantastique, roman gothique… et noir, et il semble bien que ce mouvement est parti de l’Angleterre !

En 2004 (ouaouh, je suis revenue bien en arrière dans le temps… j’avais encore un appareil argentique), j’avais accompagné Raymond au Congrès de la FIM à Londres. Bien entendu j’avais potassé le Routard, pour ne pas perdre une miette de la ville pendant les 3 journées du congrès ! Car s’il y a toujours les incontournables, parfois un petit encart vous dévoile un bijou à découvrir… et c’est là que j’ai découvert Highgate. Deux cimetières, en face l’un de l’autre. Un que l’on visite en toute liberté, où se trouve la tombe de Marx :

Et le deuxième, en face, que l’on ne visite qu’accompagné. Magnifique lieu, mais où je ne me risquerais pas, même si c’était possible, à la nuit tombante… Un endroit fascinant, plein de verdure, d’arbres, de lierre entourant des colonnes de temples (il y a même une avenue de l’Égypte, avec temple et obélisques), de statues kitsch, de souvenirs de gens célèbres ou non, nostalgique, paisible, presque féérique… mais une féérie un peu sombre.

J’en suis ressortie complètement dépaysée, et avant de revenir vers la « vie », j’ai marché un long moment dans ce quartier très calme, aux belles maisons anciennes ou à l’ancienne…

Pour visiter le cimetière de Highgate, il faut prendre rendez-vous sur le site https://highgatecemetery.org/visit/cemetery/west . L’entretien en est assuré par une association, et les guides sont bénévoles, mais l’entrée est payante. Station de métro : Archway. Et après il faut grimper si je me souviens bien ! Mais vraiment quelle récompense à l’arrivée !

Toulouse

Toulouse

Pendant les manifs, outre les rencontres, les discussions, par moments les petites inquiétudes quand les blocs de CRS sont un peu trop présents, j’en profite aussi pour admirer la ville, ses immeubles, ses façades, et ses balcons. Et des manifs, en ce moment, il y en a ! Nous ne pouvons pas nous permettre d’aller à toutes, car la route est longue vers Toulouse, mais chaque participation apporte quelques nouveautés…

Dans le centre ville aux beaux immeubles du XIXème, souvent restaurés (pas toujours), les grilles des balcons sont superbes.

Bon, d’accord, tous les immeubles ne sont pas anciens, même au cœur de la ville, et les grilles ouvragées sont parfois remplacées par du béton…

Ne pas oublier non plus, lorsqu’on se promène dans le centre, quelques immeubles anciens… tel celui de l’ancien hôtel des ventes eu celui de « La Dépêche » (maintenant installée du côté du Mirail). Pour le Capitole, quelques photos sur cette page : https://bborda-silvand.blog/2018/06/26/ville-ou-campagne-les-deux/ , ou celle-ci : https://bborda-silvand.blog/2014/02/13/couleur-toulouse/ , mais j’y reviendrai peut-être une autre fois.

Et puisque très souvent nous arrivons par le canal du Midi et le quartier « des Chalets », où nous avons habité quelques années, lors de notre dernière manif, nous avons fait une découverte amusante dans ce quartier (la maison est bien cachée derrière ses portails et murs décorés et tagués)…

Mais hélas, Toulouse, c’est aussi : https://france3-regions.francetvinfo.fr/occitanie/haute-garonne/toulouse/visages-histoires-parcours-vie-occupent-26-tentes-du-centre-ville-toulousain-1727769.html?fbclid=IwAR2pnqeDW2MkzQrd76IaxUZCVOcr1DvXXXUgasTwWTFbuvoRmtlKPM2PDWg

Alors que tant d’immeubles d’anciens bureaux sont vides…

Toulouse un 1er Mai…

Un matin tout ensoleillé, la ville est calme… Sur le chemin pour rejoindre la manif, je profite du peu de circulation pour faire quelques photos, Arnaud-Bernard (où se terminera la manif), Saint Sernin, Saint Raymond, l’église du Taur, vieilles maisons rue Saint Rome…

Place Esquirol, lieu de départ de la manifestation, tout était bien moins calme. Mais joyeux. Trajet bien cadré : forces de police dans toutes les rues qui bordaient la manif, pour empêcher le cortège d’aller sur la place du Capitole… ce qui apparemment n’a gêné personne, ni les centaines de GJ devant, ni les centaines de manifestant derrière la banderole commune. Et quand je dis centaines… nous étions beaucoup de centaines ! Bonne humeur, partout, chansons. Nous avons terminé place Arnaud Bernard, et avons quitté les lieux sans qu’aucun débordement n’ait eu lieu. Pas de vitrine cassée, pas d’accrochages. Méli-mélo de photos de manifestants et de beaux immeubles toulousains :

En partant vers le Mirail, j’ai enfin réussi à photographier la maison de l’écluse du Béarnais !

Avant de rentrer retrouver notre calme campagnard, nous avons partagé le repas traditionnel à la Maison du Parti. Ambiance conviviale, retrouvailles, discussions…

Bien sûr, passage à la librairie de la Renaissance, ouverte par Roselyne pour l’occasion (et dont j’ai suivi les conseils et les coups de cœur). Et je ne suis pas la seule à avoir profité de cette ouverture exceptionnelle !

Pas de muguet au jardin pour ce 1er Mai… cette fleur qui, parait-il pousse « comme du chiendent » refuse obstinément de s’enraciner chez nous ! Mais j’ai eu une belle surprise, lors de mon petit tour de jardin, et je suis certaine que ce coquelicot vous portera bonheur autant que le muguet traditionnel. Allez, pour faire bonne mesure, j’ajoute un bouquet « du jour » tout de même 😉 .

Juste un peu de Toulouse

Juste un peu de Toulouse

Hier, mercredi, petit tour « en ville », avant d’aller au concert du soir à la Halle aux Grains. Deux petites heures, mais une bonne balade. Trop longue au gré de Solal, mais nous avons tout de même fait une jolie boucle. Départ de Saint Étienne. Je me suis contentée de la cathédrale, j’ai « zappé » les petites rues autour, ce sera pour une autre fois !

Ayant dû aller déposer un dossier à la Halle (où, du coup, j’ai discuté un moment avec Mahmoud), je « courais » un peu derrière les rendez-vous avec Magali et Solal… rue Croix Baragnon et ses boutiques de luxe, place de la Trinité et son bel hôtel napoléonien, puis rue Saint Rome, pour enfin arriver à retrouver Magali et Solal !

De là, nous voilà partis vers Fermat et les Jacobins. Désolée, vous n’aurez pas droit à la photo du fameux « palmier », j’étais un peu perplexe devant « l’installation » lumineuse du lieu. Mais j’ai bien apprécié un passage de l’explication de sa vision du lieu par l’artiste, Sarkis.

Arrêt au port de la Daurade. Nous pensions nous balader le long de Garonne, mais tout est en travaux… Et j’ai fait une découverte, je n’avais encore jamais fait attention à cette source. Pourtant, j’en ai fait des balades le long de ces quais, avec les chiens, du temps où nous habitions Toulouse ! Je me souviens même qu’une fois j’avais eu du mal à récupérer Marien qui n’avait pas résisté à l’envie de se baigner…

Nous avons opté pour un retour vers la Halle aux Grains « direct », mais tout de même, n’avons pas oublié de nous arrêter à l’Hôtel d’Assézat.

Le beau vieux cèdre de la cathédrale Saint Étienne, côté pile et côté face :

Pour terminer la journée, concert. Musique russe, Tchaïkovski / concerto pour violon et Rachmaninov / 2ème symphonie. Romantisme, virtuosité, triomphalisme, énergie, et de beaux moments de tendresse dans les mélodies…


Images, souvenirs de la Sérénissime : en vrac !

Oui, parce qu’il faut bien en finir un jour, et revenir à notre printemps franco-campagnard 😉 ! Alors, dans le désordre (mais désordre splendide), souvenirs de la Ca’Mocenigo, de la Ca’Pesaro, du musée Accademia (clin d’oeil à mes collègues et néanmoins ami-e-s), de la Fenice…

… des ruelles, des toits et des cheminées…

… des tags et autres dessins de pas de porte, des rencontres de rues, des préparatifs pour une fête, des annonces ici et là…

… des masques, encore… dont un qui, intrigué par Manon et son carnet de croquis, est venu lui demander de lui envoyer ses dessins !

… la place de Sant’Angelo, et son campanile qui fait douter de la façon de prendre une photo…

… Castello, autre quartier à découvrir, avec son calme, le linge qui sèche au-dessus de nos têtes, ses images antinomiques…

… sans oublier…

Maintenant, vous savez tout (ou presque) de ce séjour vénitien ! Il me reste quelques jours pour essayer de profiter tranquillement de ce printemps, des fleurs de pruniers à celles de cerisiers, des muscaris, des champs jaune citron du colza… dans une semaine puis dans deux, Purpan. Ensuite, j’espère que je ne verrai plus mes photos en flou, et que tout ira mieux ! A bientôt.

Images, souvenirs de la Sérénissime : deux îles du Nord

Cette fois-ci, comme c’était une première pour nos misstinguettes, nous nous sommes contentés de Murano et Burano. Deux des îles « du Nord ». Hyper-connues, mais dont on ne se lasse pas ! Nous avons donc fait l’impasse sur San Michele et Torcello. Mais aussi sur Sant’Erasmo (où nous n’avons jamais mis les pieds). Quant à San Francisco del Deserto, je ne sais pas si nous arriverons un jour à y aller, tellement cela semble compliqué ! Bref, nous partons prendre le bateau (j’avoue, photo tellement ratée que je l’ai complètement transformée, et ça me plaît bien, finalement 😉 ). En fond, le cimetière de Venise, San Michele, là où reposent Diaghilev, Stravinsky, Ezra Pound, au milieu des Vénitiens…

Murano, la plus grande de la lagune. Ville du verre. A votre descente du bateau, vous êtes harponnés pour aller visiter les ateliers des souffleurs de verre… mais pas ceux des fabricants de ces si jolies « perles » multicolores, qui ressemblent à des bonbons 😉 . Trois impératifs pour cette île : la basilique, l’achat d’un collier en perles de Murano pour notre amie Monique, et… trouver une place au petit restaurant populaire Ai Bisatei. Bon, d’accord, le restaurant a un peu changé depuis ses débuts, mais à midi ce sont toujours les travailleurs qui viennent s’y restaurer, même si de plus en plus de touristes viennent se mêler à eux. Évidemment, les haltes-magasins n’ont pas manqué… surtout après le passage dans l’atelier Cenedese, où nous avions rendez-vous pour une démonstration. Dommage, nous sommes tombés sur la fabrication de verres de table, pas très très intéressant, car un peu répétitif, mais … nous nous sommes réchauffés 😉 !

Balade ensuite jusqu’à la basilique dei Santi Maria e Donato. Fondations au VIIème, construction au XIIème, pierre blanche d’Istrie et briques rouges, pavement intérieur en mosaïques où animaux fantastiques, aigles, poissons et paons courent entre figures géométriques, et la « Vierge orante » au manteau bleu sur fond d’or. Un pur chef d’œuvre.

Tant pis pour le musée du verre, il faut reprendre le bateau pour Burano, et nous retraversons la « ville » …

Sur le trajet, quelques îlots qui semblent inhabités, et au loin Burano, reconnaissable à son campanile bien penché (mais quel campanile ne penche pas, dans cet endroit ? A tel point qu’on se demande parfois comment prendre la photo !) et les couleurs des maisons qui se devinent et se précisent au fur et à mesure de l’approche.

Et cette fois, je ne voulais pas manquer la petite église Santa Caterina, dans l’île de Mazzorbo (reliée à Burano par une passerelle), et le cimetière. Donc, arrêt à Mazzorbo. Évidemment, je n’avais pas pris le bon guide (à ce sujet, je regrette que le Routard, la bible de la famille 😉 , ne dise rien sur Mazzorbo, qui mérite qu’on s’y arrête et qu’on en fasse le tour). Maisons colorées mais aux volets fermés pour la plupart, jolie église, et un cimetière magnifiquement entretenu. Vue inhabituelle sur le village de Burano. Entre le cimetière et Burano, arrêt dessin pour Manon…

Bien entendu, avec tous ces arrêts, nous sommes arrivés en presque fin d’après-midi à Burano ! Pas de musée de la dentelle (trop tard). Et puis il commençait à faire frais, et il paraît que je les avais trop fait marcher… nous nous replions sur un café pour la pause goûter, avant de faire un petit tour de l’île.

Avant de quitter l’île, nous avons droit à un ciel plein de douceur, aux couleurs dignes de celles des peintres que nous rencontrons à chaque coin d’église ou de palazzo !

Que me reste-t-il à vous raconter ??? Venise la nuit, vue du vaporetto qui nous ramenait à San Marcuola, et quelques curiosités ici et là au hasard de nos balades… alors, à bientôt !