Un tour d’Islande, 10, suite et fin : Reykjavìk

25juin15_Reykjavìk_8025Une trentaine d’heures pour découvrir une capitale, ce n’est pas beaucoup… mais nous ne pouvions rester davantage en Islande. Vous me direz que, puisqu’il ne fait jamais nuit en juin, nous aurions pu nous balader dans cette ville « nuit » et jour. J’avoue qu’en fin de circuit, j’avais tout de même besoin d’un peu de sommeil, et les nuits « chez Monique » étaient nécessaires 😉 ! D’autant que, le jour de notre retour en France, nous devions repartir vers l’aéroport à 5 heures du matin 😦 .

Donc, balades dans la ville. J’ai aimé flâner dans cette ville. Le cœur « ancien », très agréable, maisons colorées, petits immeubles, jardins, tags, ne pas manquer la Maison de la Culture qui nous raconte l’histoire des Sagas avec quelques vélins d’origine… admirer une dame repeindre avec patience la barrière de sa maisonnette aux couleurs des fleurs de son jardin…

Aller jusqu’au port où les vieux baleiniers repeints semblent prêts à repartir en mer, où les bateaux et leurs reflets rivalisent de lumière sous le soleil,

caresser les chats ici et là (ah, oui, il y en a un difficile à caresser 😉 !)

regarder, écouter, apprendre l’Histoire du pays dans le magnifique Musée National,

marcher le long de la baie jusqu’au bateau « viking » contemporain, découvrir l’immense hall du Harpa et voir le soleil du soir se refléter sur les vitres de cette salle de concert,

10juin__ReykjavikManger une soupe de poisson sur le port dans le vieux restaurant Saegreifinn sous l’œil de l’ancien propriétaire statufié et installé sur un fauteuil… un peu étonnant et on peut avoir un petit recul en le voyant… mais les brochettes et la soupe y sont tellement bonnes !, ou un fish and chips près du port.

Rêver en marchant le long du Tjörnin aux milliers d’oiseaux et y admirer les villas et leurs jardins.

Bien sûr, ne pas oublier de grimper jusqu’à la Hallgrìmskirkja, remise en état, y prendre l’ascenseur pour admirer du haut de la flèche les toits multicolores de la ville, et y écouter un morceau joué sur l’orgue aussi gigantesque que l’église (5275 tuyaux)…

Marcher dans le vieux cimetière pour y apprécier un calme bienvenu après avoir tourné et retourné dans les petites rues du centre, retrouvé la foule, la circulation et les feux rouges oubliés pendant ces 15 jours…

Reykjavìk, une capitale encore à taille humaine, mais qui, concentrant la grosse majorité des habitants de l’île, grandit chaque année un peu plus, ajoutant immeubles, grandes surfaces, routes à 4 voies tout autour d’elle… mais les « champs de trolls » qui l’entourent ne pourront jamais disparaître, espérons le !

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Voilà, la saga est terminée, le vendredi 26 juin, nous avons remis les clés de notre voiture, embarqué dans l’avion vers Toulouse, et… laissé un peu de notre cœur dans l’île. Ce n’est qu’un « au revoir ! »

Dans mon jardin…

… devinez ce qu’il y a ? Il y a du lilas, du mauve prêt à s’ouvrir, et du blanc plus timide…

Il y a des anémones bleues… Il y a une digitale saumon (il me tardait de voir s’ouvrir les fleurs, je ne savais pas quelle était sa couleur !)… Il y a des pensées veloutées…

Il y a des fraisiers, des cerisiers et des pruniers en fleurs…

Il y a des chats, et des princes charmants déguisés en jolies grenouilles vertes qui squattent l’arrosoir…

pivoine de Shanghai_5631Et cette année, merveille !, ma belle de Shanghai va m’offrir deux fleurs…

Chats

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Les chats et la Mathusine, c’est toute une histoire ! Nous avons toujours eu des chats, plus ou moins campagnards, plus ou moins vadrouilleurs, des roux, des tigrés, des noir et blanc, des panthères, de fières princesses et de vaillants combattants… certains sont arrivés petits, d’autres se sont peu à peu incrustés.

Fin de vacances, et Minette reste chez nous fin août… une chatte grise habituée aux appartements citadins mais qui a vite trouvé la campagne à son goût !10août14_4536 Oui mais… pas la maison, impossible de l’y faire entrer après le départ des vacanciers, et impossible de comprendre pourquoi. Elle a préféré aller s’installer dans la maison mitoyenne, la partie « junior » de la Mathusine, d’où elle vient nous faire de temps en temps un petit coucou, surtout quand il faisait encore bon le matin et que je prenais mon petit-déjeuner sur la terrasse, pour avoir un petit morceau de beurre… pas trop de problèmes de cohabitation avec Noiri, le costaud du quartier, et hôte depuis sa naissance (ou pas loin) de la Mathusine junior. Et assez futée pour avoir compris que si elle était dehors et que personne ne lui ouvrait une porte elle pouvait pousser celle de la chatière ! (ce que n’a toujours pas compris ce brave Noiri…).

Et puis notre voisine, Germaine, a dû être hospitalisée, installée dans une maison spécialisée, et Mounette, adoptée après avoir erré dans le quartier, n’avait plus d’endroit où aller. Quand elle avait débarqué d’on ne sait où, lorsqu’elle entrait chez nous dans le jardin, elle n’allait pas plus loin que la réserve de bouteilles de gaz, et nous l’avions surnommée Butagaz 😉 ! Nous l’avions fait opérer, et elle allait d’une maison à une autre (le coin ici n’est pas très peuplé, il faut dire, et plutôt calme), jusqu’à ce que Germaine la laisse un jour entrer chez elle… Depuis plus de deux mois, Germaine n’ouvre plus sa porte, et tant qu’il a fait à peu près bon, Mounette avait repris ses habitudes baladeuses, mais là, avec le froid, elle a peu à peu mis une patte dans la maison, puis deux, puis quatre, s’est risquée à avancer dans la cuisine, puis dans le séjour, où elle a trouvé « son » fauteuil et s’est bien installée !

Et allez donc essayer de comprendre quelque chose : maintenant que Butagaz se sent chez elle, voilà que la Minette-Grisette vient nous retrouver, timidement pour l’instant, mais…

On dit qu’on ne caresse pas un chat, c’est lui qui accepte de se laisser (ou non !) caresser, mais je connais peu de personnes qui résistent à l’envie de glisser la main sur leur fourrure… Un chat aurait 7 vies, un chat serait indépendant, vénéré par le Égyptiens au temps des Pharaons, diabolisé en Europe au Moyen-Age, synonyme de chance en Asie, célébré par Cocteau, Anouilh, Baudelaire, Desnos, Rostand, et tant d’autres…, que n’a-t-on dit, écrit, sur cet animal !

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 Ils prennent en songeant les nobles attitudes
Des grands sphinx allongés au fond des solitudes,
Qui semblent s’endormir dans un rêve sans fin;

(Baudelaire, les Fleurs du Mal)

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 Et des parcelles d’or, ainsi qu’un sable fin,
Étoilent vaguement leurs prunelles mystiques.

 

Certains ont « un chat dans la gorge », ont « d’autres chats à fouetter », se contentent d’une « toilette de chat », écrivent « comme un chat » ou se réveillent « dès potron-minet »… j’aime bien l’expression japonaise qui dit « j’ai deux chats dans les chaussettes mais pas le mot dans la tête« , mais le plus simple est toujours d’appeler un chat un chat !

Et chez nous, ils et elles ne sont pas les rois ou les reines, mais pas loin… vous connaissez quelqu’un d’autre, vous, qui ronronne quand vous lui caressez la tête ?

chats d’ailleurs et d’ici

Zappa

Ces jours-ci, on aimerait bien faire comme les chats, se lover dans une couverture et n’en sortir qu’une fois le soleil de retour, pour aller s’allonger et se réchauffer à ses rayons !

Les chats… que de questions, de livres, de romans, autour de cet animal ! Chats domestiques, chats sauvages, regards méfiants chez certains, trop confiants peut-être chez d’autres… je n’ai jamais su résister à essayer une caresse, quelque soit le pays de ces rencontres ! Chats d’Égypte, d’Écosse, de Russie, de France, d’Islande…

Royalement indifférents, curieux, craintifs ou envahissants, de chacune de mes escapades j’ai rapporté une image de chat, sinon plus ! Venise serait la ville des chats… mais combien d’autres villes pourraient en dire autant !

Il faut bien dire qu’à Venise ils sont en bonne compagnie, avec autant de lions autour d’eux…

Et dans le monde entier, je crois qu’on trouvera toujours une mamie apportant aux chats du quartier nourriture et caresses…