on s’y croirait (presque…)

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A part la végétation autour, tout à l’heure sur la route, j’ai failli me croire en Islande… mais ce n’était pas un gué, juste la Save qui s’est échappée de son lit et jouait les vagabondes. Pas de quoi paniquer, tout juste un peu frémir et… me souvenir ! Il m’en faut peu, penserez-vous, pour démarrer et vagabonder moi aussi… Alors, allons-y ! L’Islande. Aussi aimée que Venise, ce n’est pas peu dire. Et voilà enfin un pays où l’on ne va pas pour découvrir d’antiques ruines, mais pour voir vraiment le pays, sa nature, sa vie. Oui, oui, je sais, Islande = nature, ça a été dit et redit, encore et encore. Mais rien à faire, c’est ça. Bon, d’accord, encore un pays où il n’est pas simple d’échanger, même en anglais ! Enfin… si vous rencontrez quelqu’un dans ces splendides déserts. Quel pays !

Deux (trop courts) séjours, l’émerveillement à chaque pas, chaque tour de roue… surtout pour moi qui aime tant le vert 😉 !
(si vous voulez de belles photos d’Islande -entre autres- voici un site à découvrir :
http://www.waysofnature.com/pagelist.php?typ=22&lg=fr&PHPSESSID=f7e88151a8a24df86e87010de19c6352 )

Mais, non, tout à l’heure ce n’était pas un gué islandais, tant pis, et merci la Save de m’avoir emmenée tout là-haut sur la carte du monde pour quelques secondes !

ici…

Qu’on ne s’y trompe pas, je rêve d’aller voir ailleurs, certes, mais j’aime mon coin de campagne, entre Gers et Lomagne, ses petites villes environnantes, et la « grande ville » proche : Toulouse. Une colline boisée en face , des champs aux couleurs variées selon la saison ou les cultures (de notre côté, ce sont plutôt des coteaux, et même si, pour faciliter le passage de leurs monstrueuses machines agricoles, les paysans ont arraché les haies, les vallonnements les empêchent de trop abîmer la campagne), un bois au bout des champs, un ruisseau dans le « vallon »… même par temps gris, je ne me lasse pas de « mon » paysage, de « mon » petit pays ! Les oiseaux y sont encore nombreux, de temps en temps les hérissons traversent le terrain (je n’ose pas dire jardin…), l’herbe est verte, et aucune grande route ne vient nous encombrer les oreilles. !

Quant à « la ville », qui osera dire que Toulouse n’est pas une belle ville, avec ses richesses architecturales, ses cours cachées (hélas, de plus en plus inaccessibles aux baladeurs curieux), sa vie…

Donc, bien sûr que je suis heureuse de vivre ici, de marcher dans cette campagne, de respirer un air pas encore trop pollué (quoique… lors des épandages de pesticides, mieux vaut rester chez soi…), de grimper et descendre dans ces collines, dans ces bois. Mais heureuse, aussi, d’aller découvrir tous ces ailleurs qui me font rêver…