Deux journées avec Mauricette et Gil. Mardi, une balade au bois de La Pleysse, petite marche tranquille de 2 heures (papotages, discussions et pause compris). Branches tombées, troncs déchirés après le violent vent d’autan, rayons de soleil jouant entre les troncs…
Le lendemain, un mercredi, il ne fallait pas manquer le marché de Cadours. Tiens, d’ailleurs, un jour j’irai avec l’appareil photo, après tout un marché de chez nous peut être aussi exotique qu’un marché italien ou… autre ! L’après-midi, j’avais réussi à trouver deux lieux que nos amis vadrouilleurs ne connaissaient pas, vers Saint Clar. En route donc vers la Lomagne, vers l’ancienne frontière entre Gascogne et Aquitaine… l’une appartenant à la France (enfin, au Comté de Toulouse…) et l’autre à l’Angleterre. Mais ça, c’était avant ! Premier arrêt, Gramont.
Un village perché sur un éperon rocheux. A l’entrée, un musée du miel ( http://musee-du-miel.com/ ), mais nous allons droit vers le château. Un beau château gascon, donné par Simon de Montfort à la famille de Montaut au XIIIème siècle : tour carrée, salles de garde et à vivre. De mariages en ventes et restaurations, le château est finalement donné en 1979 au Centre des monuments nationaux, et se visite toute l’année (informations : http://www.chateau-gramont.fr/ ). Une visite intéressante (surtout couplée avec le musée du miel), tant pour les adultes que pour les enfants. Donc, de famille Montaut, en mariage Voisins, en vente à de Caulet, etc… quelques remaniements ont donné son aspect actuel à la bâtisse. Nous en faisons d’abord le tour, en surveillant le passage sous les latrines de la grosse tour carrée… Sur les remparts, les plantes fleurissent entre les pierres.
Pas de grand parc, mais dans le jardin nord des buis bien taillés, et un étonnant « sophora pleureur », fantomatique à souhait.
Au début du XVIème siècle, Guillaume de Voisins accole une aile Renaissance à la tour carrée et ses salles, « à la mode du Val de Loire ». Ouvertures ornementées, pilastres, macarons, têtes d’anges, décors…
Photos interdites à l’intérieur. Difficile de résister, surtout dans la grande salle entre les deux tours, immense, à la charpente superbe… tant pis pour vous, vous êtes condamnés à aller y faire un tour ! Vraiment, ce « petit » château mérite le détour.
Je vous glisse tout de même la photo du puits, « reste » du premier château, ce n’était pas interdit !
Et nous reprenons la route vallonnée, longeant l’Arratz, ruisseau formant cette ancienne frontière entre France et Angleterre, où chacun épiait son voisin du haut des tours gasconnes que l’on voit ici et là, en haut des coteaux… Nous sommes en Lomagne. Collines, champs, routes tortillonnantes (heu… ça existe ce mot ? tant pis, il est amusant et imagé !). Prochain arrêt : Lachapelle. Oui, je sais, je vous ai déjà raconté ce village et son étonnante église. Mais comme je ne me lasse pas d’y emmener nos amis de passage, les revoici ! Là aussi, un village lové autour d’un château (ou ce qu’il en reste) perché au sommet d’un monticule. Et une église enclavée dans le château. En attendant l’heure du rendez-vous pour la visite (car il vaut mieux prendre rendez-vous, c’est une association qui gère cette église, et les bénévoles ne sont pas assez nombreux – ici comme ailleurs… – pour une ouverture permanente), en attendant disais-je, Mauricette et Gil font un peu de causette au topiaire-épouvantail assis sur le banc…
Donc, église enclavée dans le château. Et quelle église ! Baroque, Rococo, faux marbres de haut en bas, et surtout ces tribunes faisant penser à un théâtre vénitien… Je vous en ai trop dit, le mieux est de vous laisser découvrir !
Il ne nous restait plus qu’à faire le tour du village, très fleuri et très calme, et rentrer tranquillement reposer les yeux et emmagasiner toutes ces découvertes !
Oh, j’ai oublié de vous parler des deux frères, les frères Goulard, tous deux prêtres, qui ont décidé, en 1761, grâce à un important héritage paternel, de décorer cette église. Elle existe depuis le XIIème siècle… avec bien sûr, toutes les guerres destructrices, les reconstructions, les restaurations, et cette nouvelle décoration au XVIIème siècle. Décoration confiée à un menuisier-ébéniste de Lectoure. Et, naturellement, ils n’ont pas oublié de se faire représenter sur les arcades des tribunes !
Un dernier mot ? Le lien pour cette merveille : http://www.lachapelle82.fr .
Ouf ! ce lundi de Pentecôte s’annonçait (enfin) relativement beau… La journée à la campagne promettait donc d’être agréable. Les deux associations de Galembrun organisaient l’une un marché des créateurs toute la journée, l’autre une randonnée à partir de 9h30. Pendant que les artistes s’installaient, sous les tentes, sur la place, les randonneurs arrivaient pour un café avant le départ, au bar « le Marguestaud ». Départ de la troupe (56 marcheuses et marcheurs + un chien) à l’heure dite, vers les collines entre Galembrun et Naples, le début de la Lomagne. Traversée des bois de Galembrun, de Tourguil, et pause ravitaillement à Naples !
Puis, c’est le retour vers notre hameau, vue éblouissante sur l’horizon et les coteaux du Frontonnais, champs de coquelicots, à nouveau un petit bois, et l’arrivée.
J’espère que c’est pour nous offrir une fête Pascale bien ensoleillée qu’aujourd’hui le soleil s’est mis au repos… Car lundi, ce serait tout de même plus agréable de pouvoir marcher, puis cuire et déguster l’omelette sous le soleil, même si les tentes sont prêtes à accueillir les gourmands ! Et comme il fallait bien aller faire un tour pour « nettoyer » les quelques branches et ronces un peu trop à hauteur des visages sur mon petit chemin de début de randonnée lundi, me voilà partie avec mon sécateur. C’est l’occasion aussi de flâner, car lundi pas question de s’arrêter tous les 10 mètres pour examiner de près les nouvelles feuilles, les champignons cachés, le dragon moussu et enturbanné de lierre (si, si, regardez bien son profil, trois cornes, l’œil, la gueule prête à enflammer les herbes 😉 !), les violettes et autres fleurs des champs !



Des ciels du soir rougeoyant. Des ciels de midi ou de quatorze heures. Des ciels gris de colère, et des ciels d’un bleu de rêve.
Passage de 2015 à 2016, entre amis…
Le site est d’un vert étonnant, presque fantastique au milieu de ces rochers gis-marron, … on pourrait se croire dans une photo bidouillée, mais non, c’est bien vrai. Majestueuse cascade, bouche béante d’où coule la rivière, et une eau émeraude quelques mètres plus loin. Magnifique.
… avant de partir vers Ornans, pour la visite du musée Courbet. Et une petite balade dans cette ville bien connue des admirateurs de Courbet. On ne parlera pas de ses détracteurs, nombreux à son époque, et presque aussi nombreux à notre époque… focalisés sur un seul tableau… encore que… son tableau « Le retour de la conférence » susciterait probablement autant de haine que son « Origine du monde » si certains voyaient l’exposition temporaire autour de ce tableau disparu, acheté en 1900 par un « catholique exalté » pour être détruit ! (exposition de documents et d’œuvres autour de ce tableau, jusqu’au 18 avril 2016).
Comme chaque année, la semaine où sort le Beaujolais nouveau, nous allons faire un tour du côté des vignobles… et nous en profitons pour grimper jusqu’à Besançon, faire un petit coucou aux nièces et aux amis. Cette année, malgré ou à plus forte raison à cause des événements, il n’était pas question de changer les habitudes. Simplement, c’est à Besançon que nous avons assisté au rassemblement en hommage aux disparus de Paris. Où je n’ai pas souhaité prendre de photos. Pourtant, Victor Hugo entouré de bougies et de fleurs… c’était tentant.
Superbe. Je comprends que la sérénité puisse régner dans ce site.