Vacances romaines, 5

8mai_vide-greniers et vent d'autanJ’ai l’impression que ce vent d’autan dure depuis… une éternité. Hier, des rafales incroyables, pendant le vide-greniers. Il fallait retenir certains objets, coucher les vases, démonter les portants de vêtements. Des boîtes de puzzle s’envolaient, semant leurs pièces un peu partout sur la place… on en rit au début, un peu plus longtemps si on a un bon moral, mais certains ont plié bagage avant midi. Nous (pour l’association « les arts au soleil ! »), nous avons tenu le coup jusqu’à 15 heures un peu passées, mais lorsque quelques gouttes de pluie se sont fait sentir, nous avons fini par déclarer forfait, avons tout ramassé, et sommes parties (Élisabeth, Nadine et moi) au chaud devant un thé et une croustade ! Mais nous avons récolté de quoi payer les affiches du festival et quelques flyers, ce qui n’est pas mal.

sagesse aborigène_11370Aujourd’hui, le vent est toujours là, et la semaine a commencé tristement. Même si cet événement nous a permis de retrouver de nombreux amis, le départ d’un jeune de 33 ans est toujours triste et difficile à admettre, surtout quand on est une mère (je suppose que c’est pareil pour les pères). Il est des fois où le retour à la maison (selon la sagesse aborigène) se fait bien trop tôt et bien douloureusement.

Retour vers Rome, un mercredi 27 avril un peu gris. Quelques « incontournables » au menu du jour, dont le Panthéon. Mais nous commençons par un musée, celui du palais Altemps, un des 3 ou 4 palais-musées disséminés dans la ville, faisant partie du Musée National Romain. pas très loin de l’appartement. Petites rues pavées, églises et curiosités tout au long du chemin, comme toujours dans la ville. Magnifique cour, et là encore des salles très aérées, claires, avec dans le palais, les plus belles collections de sculptures antiques rassemblées au XVIIème siècle. Et quelques œuvres d’un artiste contemporain. Je ne vais pas davantage jouer les guides touristiques, mais ne manquez pas ce musée si vous aimez les statues antiques ! Déesses et dieux, éphèbes et angelots, barbares et romains bataillant, frises ou restes de fresques, plafonds et salon d’étude, loggia décorée, chapelle, rien ne manque, même pas une collection de ce qu’on pourrait appeler « des yoyes » (mais de luxe), des nids à poussière, quoi ! (après coup, je crois que j’ai raté le théâtre, qui devrait se trouver en sous-sol, mais je ne me souviens pas d’avoir vu des escaliers descendre…)

Nous nous offrons un retour vers la place Navona, passons devant le Palais Madama (bien gardé par policiers et militaires, c’est le Sénat en fait), petit arrêt à l’église St Louis des Français pour le Mathieu du Caravage et le décor très kitsch du lieu,

et arrivons au Panthéon… Les musées n’étant pas fermés, comme lundi, on aurait pu croire que la répartition des touristes dans la ville était plus fluide… pffff, tu parles ! mais bon, nous faisons consciencieusement le tour intérieur, saluons les rois, reines et empereurs du lieu, admirons l’oculus, et ressortons… aïe la pluie !

Bon, nous en profitons pour manger quelques parts de pizzas, et lorsque la pluie se calme, nous redémarrons. Changement de programme, car tout de même la pluie ne semble pas décidée à s’arrêter complètement, donc via les musei Capitolini (heureusement, à Rome, on a vraiment le choix pour les jours de pluie…). Piazza della Minerva et son éléphant porte obélisque, au coin d’une ruelle un immense pied en pierre, et nous voici au Capitole.

Il faut reconnaître que les musées de nos jours, du moins la plupart, ont fait d’énormes progrès dans la présentation de leurs richesses. Que ce soit à Londres, Reykjavìk, Paris, Rome, Bayonne, Toulouse, bref, un peu partout. Donc, nous voici dans la première partie, le musée des Conservateurs. Rencontre avec les Horaces et les Curiaces, quelques déesses, un gamin s’enlevant une épine du pied, et bien sûr, la Louve et les jumeaux, les Oies du Capitole, une Vénus de plus,

Et Marc-Aurèle, dans sa cage de verre !32_26avril_musée Capitole-Marc Aurèle Et des restes de statues monumentales… (le gardien n’a pas vraiment apprécié notre mise en scène, mais avouez que c’est amusant. Non ?)

Avant de passer au musée du Nouveau Palais, et après l’étage de la pinacothèque, où je suis allée faire un petit coucou à ma Marie-Madeleine préférée, nous faisons une pause au café tout en haut (et dehors, il pleut toujours…).

Vue sur les ruines de Marcellus, sur Rome, sur les Victoires ailées du monument « meringue » à VERDI (Victor Emmanuel Re D’Italia, bien sûr, pas le compositeur, même s’il a été l’emblème de cette Italie en train de se réunifier).

Quand on est dans le second musée, après le passage en sous-sol, on remonte quelques marches, et on a droit à une vue sur les forum romain depuis l’étage, avec plan et explications…

Puis nous replongeons dans les trésors capitoliens… Stèles funéraires dans le sous-sol qui mène d’un musée à l’autre, et à l’étage, Vénus du Capitole, Dyonisos et autres marbres ne nous laissent pas… (oui, le jeu de mots est tentant, mais je ne le ferai pas !) insensibles.

Retour Via Giulia la tête pleine de tous ces personnages d’antan que nous côtoyons depuis ce matin ! Mais ce soir, ici, maintenant, nous allons retrouver des personnages bien actuels, pour un concert de musique de chambre à l’auditorium Saint Pierre des Cuisines. Belle soirée en perspective, et bonne soirée à vous !

Vacances romaines, 4

_DSC0162_11310Un petit moment de répit, entre la préparation des panneaux, à installer ensuite sur les routes, pour le prochain Marché des Créateurs (et coller de grandes affiches avec le vent d’autan, c’est pas de la tarte !) et la préparation du repas du soir… alors je replonge dans les souvenirs romains ! Ce lundi 25 avril, le temps n’était pas annoncé très beau, alors nous changeons le programme, et partons au Vatican. J’aurais mieux fait de garder le mercredi comme prévu. D’abord parce que nous nous sommes gelés à faire la queue le long des murs du Vatican (oui, je trouvais que l’entrée n’était pas donnée, alors en plus y ajouter la réservation internet, zut, ça faisait pas mal…), ensuite le lundi tous les autres musées étant fermés il ne reste que le Vatican, et donc les touristes s’y retrouvent (presque) tous ! Bon, pas grave. Surprise, l’entrée est moins chère que prévu : j’étais allée sur le site romemuseum.com (28,50 €). J’avais bêtement oublié d’aller sur le site direct : vatican.va où le tarif est le même que sur place (16 € + 4 € de réservation). La réservation évite tout de même une stupidement longue attente… C’est le début de la journée, le genou est encore en forme, nous montons par l’escalier. Tout le long, une exposition sympa sur les bateaux.

En haut, de très belles photos sur la vie des gardes suisses. Pas très amusant d’être garde suisse ! Annie et Michel m’ont fait découvrir qu’ils étaient obligatoirement Suisses… alors j’ai cherché, mais n’ai pas trouvé d’explication très claire à une loi de 1929 qui permettrait à « quiconque » d’entrer dans la Garde…Ensuite, malheureusement (mais c’est assez compréhensible, vu la foule de visiteurs) on suit les flèches… mais d’abord, la cour de la Pomme de Pin… cortile della Pigna (et oui, comme chez nous dans les Landes, la Pigne !),

puis les galeries se succèdent, les trésors rapportés du monde, ou offerts aux différents Papes, s’exposent,

les plafonds rivalisent de dorures et peintures, les mosaïques et sols en marbres brillent sous les lustres, les salles de Raphaël, les appartements des uns et des autres aux murs complètement recouverts de scènes héroïques (comment pouvaient-ils vivre entourés d’autant d’horreurs, tueries, batailles, massacres ?), LA chapelle (cette fois, zut, j’ai zappé, trop de monde), et à nouveau des galeries somptueuses.

Mais c’est étonnant, entre les chambres Raphaël et la Sixtine, il y a des salles de tableaux, sculptures, magnifiques, et on a l’impression que les visiteurs passent sans regarder, pressés d’arriver à la chapelle, c’est idiot. J’ai beaucoup aimé ces deux Vierges à l’enfant :

Nous sommes sortis dans les jardins, un peu étourdis tant par cet amas de trésors que par la foule présente, puis avons pris le splendide escalier…

et ensuite sommes rentrés par les petites rues, où le quotidien soudainement retrouvé nous a presque surpris après cette journée entourés de telles richesses !!!!

Et ce soir-là, nous avons délaissé les pâtes pour un risotto aux légumes et quelques charcuteries italiennes…

PS : ne soyez pas étonnés si les œuvres « principales » du Vatican ne figurent pas sur ces photos : c’était notre 2ème séjour, et j’ai essayé de regarder différemment ces trésors !

Vacances Romaines, 3

Belle journée, aujourd’hui encore, mais avec du vent d’autan = pluie d’ici peu ? Espérons que ce ne sera pas pour dimanche, car ce serait bête pour le vide-greniers au village. Petit déjeuner sur la terrasse, un verre amical vers 16 heures sous les parasols, si ça pouvait continuer… C’était plus gris, dimanche 24 avril, à Rome. Encore une fois, il avait plu pendant la nuit, mais le matin était mi-bleu mi-gris. C’était journée Via Appia et catacombe. En commençant par Saint Jean de Latran.01_mur d'Aurélien à Latran En sortant du métro, nous nous guidons sur les statues de la basilique, qu’on aperçoit au-dessus du mur d’Aurélien, et dès que nous passons la porte San Giovanni, nous découvrons cette imposante basilique, et… le Saint Escalier. Je passe sur ce Saint escalier, que les fidèles montent encore à genoux de nos jours… je reste sceptique sur le fait que ce serait celui qui a été gravi par Jésus dans le palais de Ponce Pilate… à Jérusalem… mais la foi ne se discute pas. Bref. La basilique, porte en bronze, les « armes » de la papauté partout, au plafond, sur le sol, sur les murs, superbe nef, fastueuse décoration, mosaïques dorées dans l’abside et statues monumentales des apôtres. C’est dimanche, c’est Saint Jean de Latran, donc messe chantée, avec du monde, une chorale en toge rouge, des odeurs d’encens.

Nous nous glissons rapidement vers le cloître, changement complet d’ambiance ! Calme, charmant, élégant, colonnes torsadées recouvertes de mosaïques, fresques, un lieu où il fait bon se reposer, laisser errer les pensées…

Nous trouvons facilement le bus pour aller vers la Via Appia Antica (vous pouvez écouter, en même temps que vous lisez, « les pins de la via Appia », un des mouvements de l’œuvre « Les Pins de Rome », de Respighi, et imaginer l’armée romaine arrivant à Rome par cette voie… par exemple cette version : https://youtu.be/CgSBamE_sxM ). J’avais prévu de visiter la catacombe de Saint Sébastien, mais j’avais mal lu les informations, elle est fermée le dimanche. Pas simple à trouver, en plus… (bon, d’accord, il y a beaucoup de bus, à Rome, mais je trouve le réseau un peu compliqué à lire; et puis, ce n’était que notre deuxième jour à Rome) ! et donc nous voici largués en pleine campagne, à l’arrêt San Sebastiano, mais la catacombe se trouve, semble-t-il, à un bon kilomètre et demi. Bof, il fait bon, on est dans la nature, on croise des coureurs, des voitures nous doublent, et nous arrivons sur la Via Appia Antica. Censée être piétonne le dimanche… Nous allons un peu au hasard (il y a bien des pancartes et des flèches, mais c’est assez brouillon), et entrons dans un grand parc naturel, ancien cirque Massenzio. Après la circulation romaine, finalement, c’est bien agréable de se retrouver en pleine nature. Des ruines, bien sûr, restes de palais, de cirque, de porte, et un mausolée. Dans une niche du mausolée, une jeune femme chantait, l’acoustique était vraiment parfaite, petit moment de douceur bien agréable.

Sur le plan que j’avais, la deuxième visite prévue était la fosse Ardeatine. Saint Sébastien étant fermé donc, en avant vers une autre catacombe, parce qu’on n’avait pas fait tout ce trajet pour ne pas en voir au moins une ! Domitille était ouverte, ne semblait pas trop loin, nous voilà repartis (au fait, si vous allez dans le coin, prévoyez un pique-nique, c’est plus prudent, car les camions sur place ne font pas franchement dans la restauration rapide de qualité…). A pied. Petite route de campagne encore, bordée de fleurs d’acanthe.

Et arrivés au bout, nous tombons pile sur la Fosse Ardéatine. Au moins, nous n’aurions pas à chercher ! Je ne sais quel mot employer pour décrire ce lieu. Impressionnant. Émouvant. Bouleversant. Calme, aussi. Je préfère vous laisser un lien pour ce site : http://www.turismoroma.it/cosa-fare/fosse-ardeatine?lang=fr . Je n’ai pas fait beaucoup de photos, troublée et émue par l’Histoire et le lieu.

De la catacombe de Domitille, assez proche (et sous la chaleur), aucune photo. C’était interdit. Et pour une fois j’ai respecté l’interdiction… (d’ailleurs, depuis deux ans, je ne fais plus de photos lorsque c’est interdit, je me civilise 😉 !). Couloirs étroits, niches, certaines décorées, d’autres nues, objets antiques, fresques. J’ai trouvé un peu exagéré le tarif demandé par rapport à ce que nous avons vu, mais bon, il faut bien aider les archéologues qui continuent à chercher dans le noir… 22_autour de la Via Appia anticaComme il n’était pas tard, nous décidons, après avoir repéré les trajets du bus, de nous arrêter aux thermes de Caracalla. Oui, le bus était direct, mais circulaire, donc nous brinquebalons de la via Appia (récupérée après encore une petite marche dans la campagne…) au terminus, puis du terminus aux thermes. Où nous nous trouvons coincés dans la circulation par une course cycliste ! Mais nous nous en sortons, et arrivons enfin à ces fameux thermes. Magnifiques ! Panneaux explicatifs bien fichus, mosaïques. D’accord, ce sont (encore) des ruines, mais que c’est imposant ! Belle « piscine », sauna, vestiaires, salles de repos, de sport, de massage (on imagine…).

Et comme on n’avait pas assez marché ( 😀 !), nous décidons de rentrer à pied… en passant par le cirque Maxime proche. Il y avait une reconstitution de bataille romaine, ou de combat de gladiateurs, bref, du monde et du bruit, beaucoup de bruit !

Quelques gouttes de pluie de temps en temps, mais finalement, après un petit clin d’œil à la Bocca della Verità, et au temple d’Hercule, nous arrivons à Trastevere pour une pause goûter bien méritée (Michel en profite pour faire une jolie cascade, peut-être pour nous montrer ses aptitudes en gym ?).

Il ne nous restait plus qu’à traverser l’île Tibérine, longer le Tibre, remonter toute la Via Giulia, pour nous poser « chez nous » !

Je crois bien que ce soir-là encore, les pâtes étaient au menu….. Mais il fallait bien se remettre d’autant de marches et trajets campagnards un peu confus. Heureusement, nous étions à Rome, et chacun sait que tous les chemins y mènent !

Vacances Romaines, 2

Zut, un temps magnifique aujourd’hui, et tellement de trucs à régler (Marché des Créateurs du 16 mai, annonces sur les pages des uns et des autres, courriels à envoyer…) que je n’ai presque pas mis le nez dehors ! Ah, que j’aurais aimé avoir ce beau temps à Rome ! D’accord, la pluie s’est manifestée davantage la nuit que le jour, mais tout de même, ce n’était pas le grand beau temps. Michel et Raymond ont même attrapé un beau rhume qui passait dans le coin. Car il faisait frais, et par moments bien venteux ! Mais cela ne nous a pas empêchés de nous balader, de visiter. Par exemple, le samedi, les Forums étaient au programme, et le Colisée. Que de ruines… que de cailloux… Ce que j’aime, dans ce cas, c’est d’imaginer. Pas toujours facile de voir un temple devant des dizaines de bouts de colonnes éparpillées sur l’herbe, pas toujours évident de côtoyer les vestales, même avec l’imagination parfois délirante que j’ai ! Tant pis, on rêve… D’abord, avant d’entrer dans le vif du sujet, il a fallu y arriver ! La via Giulia dans toute sa longueur, pour arriver sur le Largo Torre d’Argentina. Et ce matin-là, le soleil était au rendez-vous. Bien des surprises le long du chemin… le marché Campo dei Fiori, toujours aussi animé, des sculptures sur les murs, de belles colonnes jouant l’anachronisme avec une vitrine de vêtements, d’anciennes plaques ici et là…

Et ce souvenir émouvant, entre les pavés de la rue…

Première approche de ruines, l’aire sacrée d’Argentine. Au beau milieu de la circulation, bus, trams, motos, un havre de calme… pour les chats ! (parce que pour nous, même avec beaucoup de bonne volonté, difficile d’exclure le bruit de la circulation qui nous entourait)

Un peu plus loin, dans le dédale des petites rues qui mènent à l’ancien théâtre de Marcello et autres constructions grandioses, la piazza Mattei, avec la si jolie fontaine aux tortues, et le palais Mattei où il ne faut surtout pas hésiter à entrer.

Enfin, l’aire de Marcellus… nous y sommes entrés du côté de l’arc triomphal d’Octavie, en travaux. Puis le théâtre de Marcello (un neveu de César), immense mais… occupé maintenant dans sa partie supérieure par des maisons ! Remarquez, il a servi de carrière, puis de forteresse (ce qui l’a d’ailleurs sauvé de la démolition complète), il peut bien servir d’immeuble ! Colonnes brisées, coquelicots, l’endroit est beau, et bizarrement peu fréquenté.

Et c’est la montée au Capitole… Castor et Pollux nous accueillent, puis Marc-Aurèle

et nous plongeons vers les Forums… vus d’en haut d’abord, puis, après un long moment de queue, nous pouvons enfin fouler ces pavés, ces rues, où il y a si longtemps les Romains et leurs visiteurs (il devait bien y avoir des sortes de touristes, même à ces époques 😉 !) se promenaient et discutaient, et rêver…

Voire même se prendre pour des vestales (enfin, Annie et moi, parce que, hein les messieurs, pas question de rencontrer de trop près ces demoiselles…)

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Bon, malgré le plan donné à l’entrée, il faut bien reconnaître que, parfois, il y a de quoi se perdre !

Lors de notre première visite du Forum, je n’avais pas eu le temps de tout visiter. D’ailleurs, cette fois non plus. Il va falloir y revenir ! Ce samedi matin, nous n’avons pas manqué l’église Santa Maria Antiqua. Un site particulièrement mis en valeur, par des projections, des aménagements. J’ai vraiment aimé. Belles fresques (VI° et VII° siècles), enfin… ce qu’il en reste.

Mais ce n’est pas tout ! Une pause déjeuner rapide, et… à nouveau la queue (pourtant nous avions nos billets) pour il Colosseo. Franchement, le nom en français ne donne pas du tout l’ampleur de la chose, Colisée… pfff… alors que Colosseo, oui, on voit tout de suite ! Et il n’y a qu’à lever les yeux pour se rendre compte que le nom n’est pas usurpé. Là aussi, belle mise valeur, des explications amusantes, mais je rêve de m’y balader… seule !

Là, j’avoue, ça commençait à tirailler du côté du genou… de grimpette en tour d’arène et redescente de marches, je n’ai pas compté, mais il y en a eu beaucoup ! Alors nous avons vaillamment pris le chemin du retour pour voir les Forums Impériaux… ben oui, car César a le premier agrandi le Forum Romain, puis Auguste, Vespasien, Nerva (connaissais pas, celui-là) et Trajan. Encore des colonnes, des « portes », des gradins, des marchés, et LA colonne ! Avec, en fond, la tarte à la crème du monument à Victor Emmanuel…

Pour faire bonne mesure après tous ces monument païens ( 😉 !), arrêt, sur le chemin du retour à l’appartement, à l’église del Gesù… baroque, rococo, ors et anges à volonté… à tout prendre, j’aime mieux les fresques anciennes de Santa Maria Antiqua, ou les ruines impériales !

Retour rapide, car quelques gouttes commençaient à tomber… et je peux vous dire, qu’après une telle journée, l’avenue Victor Emmanuel est trèèèès longue ! Mais l’appartement confortable, un grand plat de pâtes, une bonne nuit (heu… un peu bruyante la rue, en fin de semaine), et le lendemain c’était la grande forme pour la suite du programme !

Vacances Romaines…

Bon, d’accord, vous allez dire que j’exagère, étant retraitée je suis en vacances permanentes… Et non, vous avez tort ! Non seulement les retraités sont en général trèèèès occupés, mais attendent avec autant d’impatience que les « actifs » leurs vacances 😉 . Donc, bien contente de redécouvrir Rome à partir de demain vendredi, pour une semaine. Semaine raccourcie, puisque nous y arrivons vers 15 heures, mais en repartirons tôt le vendredi suivant. Et comme aujourd’hui le temps est à la pluie, à la fraîcheur, j’avoue que j’espère bien y trouver du soleil. Sinon, ce ne serait pas des vacances ! Revoir les ruines somptueuses, les statues, les angelots, le bleu et or des nefs d’églises, les trésors du Vatican, les fontaines, les cours, les délices gourmands, les marchés, les palais, les toits de Rome…

Et revenir avec tous ces trésors dans les yeux, le cœur… D’autant plus que nous y allons entre amis. Les visites n’en seront que plus belles !

Lavaur, fin d’après-midi

Assemblée générale à Lavaur, ce vendredi 18 mars, en fin de journée. Plus d’une heure de route, et 20 minutes pour se dégourdir les jambes avant la longue soirée… Une jolie petite Halle aux Grains impossible à photographier, car alentours encombré de voitures.

Vieilles maisons au soleil couchant…

Ruelles, maisons de guingois aux murs dessinés en briques…

Et un magnifique ciel de fin d’après-midi, annonciateur du printemps !DSC_1273_10722.JPG Il y a 44 ans, c’est dans cette ville que nous nous sommes rencontrés, Raymond et moi.

Venise, J7… c’est fini…

… du moins pour cette année. Ou peut-être pas. Rome pointe son nez, fin avril, et depuis fin 2015 tant d’imprévus ont aussi pointé leur nez que je pense qu’il va falloir restreindre le budget voyages… Mais ceci est une autre histoire !

Dimanche pluvieux, ce 7 février, nous quittons donc notre appartement.

Après les journées de ciel bleu, la grisaille et la pluie un jour de départ vous démoralisent un tantinet ! Mais tant pis, nous entassons nos bagages dans le couloir de l’appartement, et nous bravons la pluie pour aller à la Ca’ d’Oro. Entrée gratuite le premier dimanche du mois, ça tombe bien. Oui mais… « on » en profite pour réduire le personnel, d’où : deuxième étage fermé…, et une acqua alta non encore terminée rend la magnifique cour et ses mosaïques inaccessibles… Pas grave, restent la belle dame à l’entrée, les statues, les bronzes, les tapisseries, le Saint Sébastien de Mantegna, quelques Carpaccio, et autres « babioles ». Et la vue sur la Pescaria.  Heu… la vue est bien brouillée…

Pendant cette semaine, je n’ai encore pas réussi à montrer à Janine l’escalier du palais Contarini del Bovolo. Vous savez, celui qui est caché dans une minuscule impasse, dont le fléchage est à peine lisible… Les groupes et les parapluies se bousculent à l’entrée de l’impasse, mais nous ne sommes que deux, et nous nous faufilons entre deux groupes, car l’espace est si réduit que c’est vraiment chacun son tour, surtout quand il pleut ! Bonne nouvelle : il semblerait que maintenant on puisse visiter un peu de ce palais. La cour est ouverte, et on nous dit que la chapelle est ouverte au public. A prévoir donc pour une prochaine fois 🙂 !

Pfff… la pluie embue l’appareil photo, dégouline partout, on commence à sentir l’humidité pénétrer dans le dos… direction San Toma, et la troupe se reconstitue, le temps d’un grignotage au petit bar où nous commencions à avoir nos habitudes… Avant de partir, nous avons le temps de faire une halte chez Goldoni. Depuis que je viens à Venise, je n’avais encore eu l’occasion de lui rendre visite… Nous en profitons pour nous sécher un peu (d’autant qu’il y a une petite salle où passe un film sur la vie de Goldoni), et enfin voir les quelques pièces ouvertes au tourisme… Très belle cour, toute petite, mais avec un beau puits. Les trois salles d’exposition sont agréables. Accueil par les personnages de ses pièces dans la première salle, puis un théâtre de marionnettes, et enfin la salle à manger. Je vous l’accorde, rien à voir avec les grands musées, palais, etc. de Venise, mais une jolie ambiance.

La suite c’est, la pluie redoublant, la décision de partir vers l’aéroport plus tôt. Une fin de séjour peu glorieuse…. Mais les images restent dans le cœur, je n’ai encore pas fini d’aimer Venise, de revenir et re-revenir la découvrir. Enfin, j’espère !

Venise, J6

DSC_0746_10477Le soleil est toujours là pour notre dernière vraie journée. Nous espérons bien pouvoir profiter dimanche d’une bonne demi-journée, mais la météo annonce de la pluie…

Donc, ce samedi 6 février au matin, nous partons vers le musée Ca’ Pesaro. Programme un peu chargé, puisque nous avons aussi prévu le palais Mocenigo (mon préféré), le Ghetto, la partie ouest de Cannaregio, et revenir jusqu’à San Giovanni e Paolo pour le musée de la médecine ! Du coup, nous « zapperons » la partie asiatique de Ca’Pesaro… très intéressante, mais qui mérite plus qu’un passage au pas de course. Surtout que, finalement, nous passons beaucoup de temps au premier étage de ce musée… statues, tableaux du début du XXème à nos jours, plafonds rococo, sols anciens… les œuvres contemporaines du deuxième étage me confortent dans l’idée que certains « artistes » se moquent complètement de nous : exposition d’un escabeau avec pot de peinture, vieux chiffons… un tuyau Castorama peint en « jaune vaporetto »  et grimpant tout le long du bel escalier de ce palais XVIIème… toutes ces « installations » me dépassent. Non, désolée, je n’ai pas fait de photo, même pour sourire… Mais j’ai piqué sur le site du musée deux photos de ces « installations » dites œuvres d’art.

Heureusement, le palais Mocenigo n’est pas loin, et nous pouvons nous remettre les yeux en place après cette « prise de tête » contemporaine. Au risque de passer pour une imbécile, j’avoue qu’une œuvre qui a besoin d’une page d’explication sur le pourquoi du comment des états d’âme du créateur a du mal à me toucher. Si le courant ne passe pas du premier coup d’œil, ou si je dois étouffer un fou-rire, pas la peine d’insister… Bref. Quelques mètres plus loin, arrêt visite de San Stae, et dans la rue qui mène au palais Mocenigo, en levant les yeux (impératif à Venise !), nous croisons encore une installation contemporaine…

et nous voici en plein XVIIIème siècle, appartements, costumes, tableaux, lustres de Murano, parfums…

Qu’on ne me fasse pas dire ce que je n’ai pas écrit 😉 , entre ces palais XVIIIème, leur décoration, et l’art contemporain, on passe vraiment d’un état d’esprit à une toute autre vision de l’art, et je peux autant aimer des œuvres contemporaines que sourire devant les fanfreluches et falbalas d’une époque bien lointaine. Tout de même, je ne coince pas à ce point ! Nous continuons notre chemin, jusque chez le Capitaine Crochet, le restaurant « capitan Uncino », sur le Campo San Giacomo dell’Orio. Un restaurant découvert en 2012, et où nous aimons bien revenir. C’est qu’il nous faut reprendre des forces pour le chemin jusqu’au Ghetto, et surtout, la rue Rio Terra di Spagna est bordé de tellement de boutiques que si on n’y prend pas garde on peut y passer beaucoup de temps… donc encore une fois je bouscule mes troupes et leur demande de mettre des œillères 😉 , pour arriver dans les deux Ghetto.

On sent bien que c’est la fin de semaine, en ce début d’après-midi c’est la grande foule. Mais pas dans le Ghetto, bien calme, tranquille… les masques et costumés ne s’y promènent pas, il n’y a pas beaucoup de boutiques ouvertes (on est samedi). Nous en profitons !

Le groupe se sépare, les unes partant faire un tour chez Peggy Gugenheim, faire quelques achats, lécher quelques vitrines, et les autres traversant Cannaregio vers Castello en longeant les beaux quais, fondamente della Senza, dei Mori, della Misericordia, et retrouvant nos copains les Mori, ainsi que le chat du quartier (sûr, il nous a reconnus !), le pont sans parapet…

Et c’est le musée de la médecine, que Janine souhaitait visiter. On entre dans l’hôpital de Venise, grand hall, et le musée se trouve à droite. En fait, je n’ai trouvé aucune référence sur mes guides à propos de ce musée… on parle de « poussiéreuse bibliothèque », et ses « imposants plafonds boisés », et j’ai dû confondre avec un musée d’une autre ville, car il me semblait avoir lu quelque chose de plus précis. La grande salle n’est pas du tout poussiéreuse, et les plafonds de l’albergo en particulier sont effectivement superbes. Vieux manuscrits, anciens outils de soins….., le tout dans de belles vitrines et avec des jeux de glaces amusants…

Nous rentrons par les Mercerie, encore quelques costumées, dont deux démons flamboyants, une gondole nostalgique… demain, Venise, c’est fini…

et puis le soir tombant vite, nous arrivons à nous perdre en essayant un nouveau chemin pour aller de l’arrêt du vaporetto à notre dernier rendez-vous apéritif, au coin du campo San Agostin… !

La liste des souvenirs de ce séjour se termine… encore une ou deux visites demain, et nous reprendrons l’avion.

Venise, J5

DSC_0696_1_10451Une journée de balade ici et là, dans Cannaregio, puis San Marco… après tout, c’est le Carnaval, et les costumés sont si fantastiques à découvrir ! Mais nous commençons par du lourd : une fonderie de bronze. Dans Cannaregio, oui oui. Près de la lagune, au cas où ? Nous avions déjà vu cette fonderie ( http://www.valese.it/ ), mais le four n’était pas allumé… cette fois, c’était le bon moment, la fusion était en train de se faire. Bon, là aussi, la visite est devenue payante. Paolo nous explique que c’est pour dissuader les personnes qui prenaient le prétexte de la visite pour piquer des idées, voire des petites choses par-ci par-là… Petite anecdote : Raymond passant difficilement inaperçu, Paolo me dit qu’il l’a bien reconnu ! Par contre, pas question d’acheter au « prix atelier » un joli masque ou un heurtoir de porte ou autre si vous n’avez pas de liquide : il faut aller à la boutique, calle Fiubera. Voilà pour le côté pratique. Pour le reste…

Nous sommes restés dans l’atelier près de deux heures, fascinés par le travail de ces artisans. Le programme remanié en fonction du temps et des envies du moment, nous voici partis (au passage, je note que le tailleur de pierre de Santa Fosca a disparu… les promoteurs immobiliers ont gagné) vers l’église dei Miracoli, et le joli campo santa Maria Nova (par contre, le patron du bar au coin de la place n’est pas vraiment sympa… ou il s’est levé du mauvais pied… bref, il fait soleil, certes, mais frisquet, tant pis, nous n’avons pas envie de chercher plus loin). Ruelles, places, puits, reflets et gondole…

Quelques costumés passent, photos, poses…

Campo San Giovanni et Paolo, encore un beau puits, et… le salon de thé-pâtisserie Rosa e Salva… incontournable de nos passages à Venise 😉

 

DSC_0596_10434Nous notons les horaires de visite de la Scuola Grande di San Marco (l’hôpital, en fait, mais on visite l’entrée et les salles du haut, où se cache le musée de la médecine), nous y reviendrons le lendemain. Un « vide-greniers » se tient sur la place, sur le côté de l’église, nous y faisons un tour, et j’y trouve quelques perles de Murano… vraies anciennes ou fausses ?, elles sont jolies, le vendeur est sympa, tant pis, je prends… Après la pause goûter chez Rosa e Salva, nous passons par les petites rues pour admirer le petit palais della Tete, dressé comme un vaisseau sur les rii… avant d’arriver sur le Campo Santa Maria Formosa. Un beau groupe de costumés pose sur les escaliers du palais Grimani. De jeunes garçons jouent au foot dans un coin de la place. Un des costumés ne résiste pas à l’appel du ballon…

Arrivés place Saint Marc, nous décidons de faire le tour de l’intérieur de la basilique où nous ne sommes encore pas entrés (photos interdites, tant pis), puis d’aller visiter le musée Correr. Sur la place, c’est l’heure du concours de costumes, les uns patientent au pied de la piste, d’autres se baladent, et sous le soleil les masques étincellent…DSC_0622_1_10469Le musée Correr… à ne pas manquer, non plus ! Les appartements impériaux, les richesses du musée, l’Histoire de Venise, tableaux, sculptures, la bibliothèque monumentale, autant de trésors à découvrir, et pourtant je me suis toujours promenée dans ces salles très tranquillement, à croire que peu de personnes ont l’idée de le visiter…

La place San Marco paraît bien bruyante après ce moment de calme, et certains costumes un peu clinquants… mais les couleurs, les sourires, la gentillesse des costumés pour se laisser photographier ont vite fait de nous remettre dans l’ambiance ! En prime, concert avec un Brass Band. Plaisir des yeux et des oreilles, pourquoi s’en priver ? !

La cinquième journée se termine… soleil couchant sur la Salute et les gondoles le long de la piazzetta, et retour en vaporetto au milieu des plumes de paon et de costumés…

Bientôt la fin du séjour…

Venise, J3

DSC_1023_10329Fin d’une belle journée presque printanière… sinon estivale ! Porte ouverte, jardinage, taille des rosiers, nettoyage des yuccas, pendant que Raymond taillait la treille. Les violettes sont déjà là…

Mais après un superbe coucher de soleil flamboyant, avant un plat de spaghetti, je reprends les photos de Venise, pour cette troisième journée. Pluvieuse. Au départ, ça pouvait encore aller, mais j’avoue qu’à la fin de la journée, nous avons fait les quelques visites que j’avais prévues au pas de course et tout dégoulinants ! Petit coup d’oeil à la Ca’ d’Oro en face du marché du Rialto, enfilades de cheminées, ces magnifiques cheminées vénitiennes…

le marché aux poissons, avec cette fois un moineau curieux sur le banc (les mouettes et goélands semblaient moins présents, peut-être n’était-ce pas leur heure ?)

et les environs du marché : les instruments anciens dans la vieille église San Giacomo di Rialto au pied du pont, les voûtes peintes derrière les marchands de souvenirs probablement pas fait à Venise, un beau magasin consacré aux vêtements de gondoliers de luxe…, des costumés en vadrouille, des sculptures bizarres dans ces ruelles qui tournent, détournent, contournent.

Déjà, on commençait à se sentir un peu mouillés…DSC_0278_9965Enfin, nous quittons le Rialto pour San Rocco. Une merveille, que je ne me lasse pas d’aller voir à chacun de nos passages… la salle du haut est magique, tout simplement.

Et tranquillement malgré la pluie, de San Rocco nous arrivons sur le campo Santa Margherita. Tout embrumé. C’est l’heure du repas… et comme nous n’avons pas très envie de traîner devant chaque menu de restaurant, nous entrons dans le premier restaurant qui se présente. Bon choix, d’ailleurs. Un peu de temps pour parler avec la patronne, désolée de voir si peu de touristes… nous aussi, sommes étonnés, il y a vraiment peu de monde « en ville » nous semble-t-il. Effet du temps gris ? des événements passés ?

Heureusement, pour la suite de la journée, nous avions prévu de visiter la Ca’ Rezzonico. Temps pis ou tant pis, nous n’avons pas traîné sur la piazza San Barnaba, ni regardé de près le bateau marchand de fruits et légumes… tout juste admiré les gondoles, et le méli-mélo des fils électriques par-ci par-là sur les murs !

La Ca’ Rezzonico, encore un lieu que je ne me lasse pas de voir… Accueil par un gamin rieur et bien dodu au pied du grand escalier menant à la salle de bal. Plafonds décorés, fresques en trompe l’oeil, tableaux, mobilier XVIIIème, portes peintes, sculptures dont l’affreuse « Jalousie »,

et la sublime tête de femme voilée (mais je ne me souviens pas du sculpteur… aiuto !). Dimanche soir : voilà, ça y est, c’est une œuvre de Corradini, merci Elisabeth !

Malgré la pluie, et comme la chaleur du palais Rezzonico nous avait réconfortés, nous continuons vers le pont d’Accademia (où nous croisons une costumée un peu étrange), puis nous arrêtons dans un très chouette atelier de sculpteur-peintre. Qui n’avait pas mis sur sa porte « ne pas entrer, je travaille », comme nous l’avions vu sur une boutique où nous aurions probablement acheté quelques jolies gravures…

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Et nous rentrerons ensuite rapidement chez nous, après avoir vérifié que le campanile de Sant’ Angelo refusait décidément de se redresser…

A bientôt pour la quatrième journée !