eitt Ísland… 1

« une Islande », la mienne, re-re-re-re-redécouverte en septembre. « Une » Islande, parce que ce pays est tellement incroyable, multiple, magique, que chacun en revient avec sa propre vision, ses souvenirs, ses images. Et même si par endroits nous étions nombreuses et nombreux à le contempler, je suis certaine que chacun.e peut en parler différemment, avec son propre vécu, ressenti.

8 jours complets sur place. Certains décident d’en faire le tour. Nous, nous sommes restées dans le Sud, en prenant notre temps, en zappant parfois bien malgré nous certains endroits… merci la météo ! Car si ici nous attendons avec impatience la pluie, pendant ces 8 jours nous l’avons vue et revue, subie et supportée…

Une journée pour y arriver depuis Toulouse, c’est long ! mais il fallait compter avec de possibles retards, entre les escales. Mais enfin, nous y étions. Sous la pluie.

Prise en mains de notre véhicule (très rapide, nous étions attendues à l’aéroport), bon, un peu perdues avec la manipulation du GPS, et hélas il faisait déjà sombre quand nous sommes arrivées à Reykjavik. Ni l’envie ni le temps d’une balade (nous avions assez marché dans les couloirs des aéroports 😉 !), le lendemain se prépare par une bonne nuit de repos.

Je ne vais pas tout vous raconter en une seule fois. Chaque étape aura droit à sa page. Nous avons commencé par l’Histoire, þingvellir, site historique le plus important d’Islande, lieu du premier Parlement démocratique du monde, l’Alþing, un cadre naturel superbe dans une vallée d’effondrement créée par la rencontre des plaques tectoniques nord-américaine et eurasienne, où coulent rivières et chutes d’eau.

Cette première étape nous a aussi permis de découvrir les subtilités de paiement des parkings sur les sites… mon dernier séjour datant de 2017, je n’avais pas eu droit à toutes ces nouveautés… les sites sont super bien aménagés, pas d’écart permis sur l’herbe ou les mousses (préservation de la nature), mais tous les sites ont pratiquement un parking payant… par carte ou application à charger ! Vous êtes réfractaire au paiement dématérialisé ? L’Islande n’est vraiment pas pour vous ! Bref. Nous étions prévenues, et nous avions dû l’accepter 😉

Nous repartons vers la deuxième étape du jour, toujours sous la pluie. Bruarfoss (foss = chute d’eau, cascade). Celle-là, je ne la connaissais pas, et elle m’avait été présentée comme une « pépite cachée »… oh surprise, bien cachée oui, mais malgré le chemin à ornières, flaques, et l’inévitable « parking » payant, nous étions trèèèès loin d’être les seules ! Tant pis, nous zigzaguons entre les perches à autoportraits, attendons patiemment que la place se libère, et vraiment, vraiment, cela valait la peine.

De Geysir et Strokkur, désolée, aucune photo : pluie diluvienne, travaux sur le lieu, du monde… nous l’avons vu jaillir, et avons vite regagné l’abri du restaurant… pour l’inévitable soupe du jour avec son pain/beurre. Les soupes sont toujours accompagnées de pain et beurre, elles sont variées, mais LA soupe traditionnelle est celle à l’agneau bien sûr. Et dans ce pays où le tourisme est devenu une des principales source de revenus, où maintenant la moindre soupe (pas toujours à volonté…) coûte au moins 20€, évidemment, on n’en est plus à ce qui existait il y a 10 ans, soupe et pain à volonté pour 10€… humour islandais (sur un tee-shirt) :

Quatrième étape du jour, Gullfoss. Chutes spectaculaires. Double cascade, plongeon de 32 mètres dans un ravin bordé de colonnes de basalte.Nous n’avons pas eu droit à l’arc-en-ciel, mais la pluie commençait à se calmer.

Une dernière étape prévue avant l’hébergement du soir, dans une ferme. Ah ben tiens, les fermiers aussi ont compris que le tourisme était une manne… J’avais tout réservé, avec possibilité d’annuler (on ne sait jamais, « à nos âges »!), mais je suis sûre qu’on arrive à trouver des hébergements facilement, chaque hameau proposant des chambres.

Pour arriver à notre dernière découverte, une route gravillonnée, dans une vallée, même pas un hameau… mais il y a bien une vie agricole, car nous passons devant un cercle de « rettir », rassemblement des moutons et brebis éparpillés jusque-là dans la montagne, afin qu’ils passent l’hiver à l’abri. Septembre est l’époque de ces « rettir », mais nous n’avons vu que des enclos préparés et vides !

Donc, notre dernière étape prévue : Hrunalaug, une source chaude. Soi disant « pépite cachée »… ben là aussi, même si ce n’était pas la foule, il y avait du monde dans ces bassins en pleine nature mais bien aménagés. Nous avons dû un peu attendre que des places se libèrent ! Mais c’était très agréable, et bien sympathique (accueil souriant, il faut dire qu’entre notre anglais et le leur, il y avait de quoi sourire 😉 ), les personnes faisant trempette dans ces bassins d’eau à 38° prêtes à parler, avec le sourire. Je n’ai pas fait de photo, mais j’ai trouvé celle-ci…

Finalement, les heures passaient bien vite, et il faisait nuit quand nous avons pu rejoindre notre hébergement du soir. Dans une ancienne grange en bois, bien retapée. Chambre claire, donnant sur les champs environnants, où oies et cygnes jacassaient…

Voilà pour cette première journée. J’espère que vous avez pu imaginer ces grands espaces bien verts, ces grandes étendues de laves moussues, et respiré cet air vivifiant 😉 ! A bientôt pour la suite…

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