eitt Ísland… 3

Ce 12 septembre, c’était la journée des glaciers… sous un magnifique soleil, donc un ciel bleu. Et en Islande, quand le ciel est bleu, c’est une merveille de pureté. C’est justement le moment choisi par mon appareil photo pour faire des siennes ! Vous me direz, pourquoi ne pas tout simplement regarder, retenir, enregistrer naturellement ? Pourquoi tant de photos, et que deviendront-elles ? Et je ne parle même pas des « autoportraits », des personnes marchant avec leur téléphone au bout d’une perche devant elles : que voient-elles, que gardent-elles de toute cette nature qui nous entoure ? Bon. J’ai quand même fait 2 ou 3 photos. Mais j’ai regardé, respiré et admiré pendant plus de 2 heures… car il est difficile de se détacher de ce glacier, le Vatnajökull, et du lac glaciaire qui ensuite rejoint l’océan, emportant d’énormes morceaux de glace au fil des marées… Nous aurions pu faire du kayak au milieu des glaciers, mais nous n’avons finalement pas osé, pas du tout téméraires 😉 !

Après ce début de matinée assez magique j’avoue, nous repartons vers une autre langue glaciaire. Cette fois pas de chenal vers l’océan, un lac laiteux, le glacier au fond, et le silence. Presque seules à Svinafell. Une fois de plus, la magie opère.

Et la journée glaciers a continué… nous voici à Skaftafell, lieu de randonnées magnifiques, et une autre langue glaciaire. Qui diminue d’année en année… Malgré les nombreuses randonnées à faire dans cette partie du parc national, nous nous contentons d’une belle boucle jusqu’au lac… petit coup de fatigue ? Mais la balade jusqu’au lac, puis le long du lac, et retour était magnifique.

Étant venue sur ces sites en 2008, puis 2012, puis 2017, je n’ai pu que constater malheureusement le « rétrécissement » de ces langues glaciaires, lacs, particulièrement visible sur les photos de Skaftafell 😦

Ce qui est aussi plutôt impressionnant, c’est la faculté des plantes à s’adapter à ce climat. Il y a beaucoup de vent, et si j’ai vu de nouvelles plantations d’arbres depuis mon dernier séjour (2017), en certains endroits les arbustes rampent, têtus, courbés sous le vent, mais s’accrochent ! Septembre, presque automne, la bruyère fleurissait. Pensée pour ma mère, qui aimait tant ces fleurs.

Et le soir, de retour à notre hébergement, Hvoll…

La suite, demain… de cascades en canyon vertigineux…