Saint Pierre et les Clefs…

Saint Pierre et les Clefs…

Les musiciens de l’Orchestre National du Capitole ont créé, voilà plus de 25 ans (en 2000, exactement, je me souviens très bien de la réunion organisée ce jour-là, dans les coulisses du Zénith de Toulouse…) une saison où ils pouvaient interpréter des programmes de musique de chambre en toute liberté, l’association s’est appelée « Internotes », et les concerts ayant lieu à l’auditorium de St Pierre des Cuisines, la saison a pris le nom de « Les Clefs de Saint Pierre ». Les concerts, 5 par saison, ont lieu le lundi soir, le lundi étant de tout temps jour de repos de l’ONCT. Depuis plusieurs années, nous nous sommes investis, Raymond et moi, dans l’association, et avons juste commencé à prendre du recul cette année, tout en y restant pour aider, « petites mains » je dirais 😉 . Tout cela pour dire que 5 fois par an nous allons à Saint Pierre, quartier toulousain bien connu des étudiants, des pétanqueurs (mais ça, c’était il y a longtemps car, depuis la place a bien changé…), lieu de rencontres festives ou de marchés de créateurs, en bordure de Garonne, avec des vues magnifiques sur le dôme de La Grave, les quais, les premières feuilles des arbres bordant Garonne, la brique rose, l’écluse :

L’auditorium est aménagé dans une église désaffectée datant de l’Antiquité : basilique funéraire au Vè siècle, église paroissiale au XIè siècle, elle passe sous la dépendance des Chartreux au XVIè siècle, est saisie par les Biens Nationaux en 1789, rattachée au « Grand Parc de l’Armée des Pyrénées » elle est transformée en fonderie de canons… et enfin, classée monument historique en 1977, elle devient un auditorium pour le Conservatoire de Toulouse en 1998. Sous-sol archéologique et architecture intérieure préservés, c’est une belle salle de presque 400 places.

Et donc hier soir c’était concert des Clefs de St Pierre, « Cordes et lames », très intéressant concert où cordes, marimba et vibraphone mêlaient leurs sonorités dans un programme étonnant et aux très belles ambiances :

Vous l’aurez compris, rien à voir avec Saint Pierre… de Rome ! Mais tenez, pour le plaisir… voici une photo de Saint Pierre et ses clefs…

Images toulousaines

Si nous avons choisi de revenir vivre à la campagne (la vraie) après plusieurs années toulousaines, il nous arrive de revenir en ville, et je suis chaque fois ravie de revoir les trésors (cachés ou plus évidents) de cette ville. J’avoue que je ne suis pas sûre d’y revenir vivre avec plaisir (s’il le fallait), malgré toutes les facilités qu’elle propose, transports, spectacles, découvertes, car vraiment trop de bruit, de monde, et le calme, la colline boisée, la verdure qui nous entoure me manqueraient beaucoup… bref, donc nous y allons de temps en temps, et en février, entre un ou deux concerts et un contrôle pour la vue de R., j’ai encore pu découvrir sur quelques m² de la ville des endroits étonnants.

Déjà, les bords de Garonne lorsque nous allons aux concerts à l’auditorium Saint Pierre des Cuisines.

Puis Saint Pierre des Cuisines : située dans une ancienne église (la plus vieille église du Sud-Ouest), même si pour moi ce n’est plus une découverte, elle continue de m’émerveiller. Une ancienne nécropole gallo-romaine du IVème, une crypte archéologique présentant les vestiges d’une basilique paléochrétienne du IVe siècle et d’une église pré-romane, qui, après bien de changements de comtes, rois, années, transformations (fonderie de canons, salle d’armes, arsenal…) devient en 1998 un auditorium, dédié à la mémoire de Louis Auriacombe ( https://fr.wikipedia.org/wiki/Orchestre_de_chambre_de_Toulouse ). Et c’est dans cette salle qu’ont lieu les concerts de musique de chambre de l’association Internotes, créée par des musicien.ne.s de l’Orchestre du Capitole de Toulouse en 2007 : https://lesclefsdesaintpierre.org/ .

Mi-février, à l’occasion d’un passage chez l’ophtalmo pour R., je me suis baladée dans un petit morceau du quartier Saint Étienne. La tour du Musée des Augustins, la rue de Metz, bordée d’élégants immeubles :

Une incursion dans la cathédrale Saint Etienne

Puis retour par une petite rue parallèle à la rue de Metz, où quelques cours d’immeubles restées ouvertes m’ont fait de l’œil… je n’ose pas imaginer le prix des locations, encore moins l’achat d’un de ces appartements… même si certains de ceux qui ne donnent pas sur la belle rue de Metz sont moins « bourgeois » d’apparence 😉 !

Au cours de ma balade, je regardais amusée une vitrine de bar emplie de journaux, et en levant les yeux je trouve sur le mur cette affiche, datant de 1970 ! J’étais à l’orchestre depuis 3 ans, et je me souviens très très bien de ce concert. Petit pincement au cœur… je débutais, j’étais encore bien jeune… 😉

Puis nous sommes allés reprendre notre bus à la Patte d’oie (oui, oui, nous sommes isolés, mais depuis 2 ou 3 ans, des bus se garent à Galembrun et nous avons 3 départs vers Toulouse le matin et 3 retours l’après-midi… c’est long, mais c’est pratique !). Donc la Patte d’Oie. Pourquoi ce nom ? Deux explications : une simple, les rues sortant de Toulouse vers l’extérieur forment comme une patte d’oie, et une plus amusante, le nom viendrait de la légende de la reine Pédauque qui était affublée d’un pied d’oie dont la traduction occitane donne « pé d’auca ». Ce jour-là il faisait beau, les tables des cafés étaient prises d’assaut, et j’ai fait ma curieuse en allant regarder ce qu’il y avait derrière un porche, où j’ai découvert l’église du Sacré Coeur (XIXème), en belle brique rouge et galets.

Voilà pour ce petit coin de Toulouse… Mais malgré tous ces trésors urbains, j’étais bien contente de revenir dans ma campagne !