Vacances Romaines, 3

Belle journée, aujourd’hui encore, mais avec du vent d’autan = pluie d’ici peu ? Espérons que ce ne sera pas pour dimanche, car ce serait bête pour le vide-greniers au village. Petit déjeuner sur la terrasse, un verre amical vers 16 heures sous les parasols, si ça pouvait continuer… C’était plus gris, dimanche 24 avril, à Rome. Encore une fois, il avait plu pendant la nuit, mais le matin était mi-bleu mi-gris. C’était journée Via Appia et catacombe. En commençant par Saint Jean de Latran.01_mur d'Aurélien à Latran En sortant du métro, nous nous guidons sur les statues de la basilique, qu’on aperçoit au-dessus du mur d’Aurélien, et dès que nous passons la porte San Giovanni, nous découvrons cette imposante basilique, et… le Saint Escalier. Je passe sur ce Saint escalier, que les fidèles montent encore à genoux de nos jours… je reste sceptique sur le fait que ce serait celui qui a été gravi par Jésus dans le palais de Ponce Pilate… à Jérusalem… mais la foi ne se discute pas. Bref. La basilique, porte en bronze, les « armes » de la papauté partout, au plafond, sur le sol, sur les murs, superbe nef, fastueuse décoration, mosaïques dorées dans l’abside et statues monumentales des apôtres. C’est dimanche, c’est Saint Jean de Latran, donc messe chantée, avec du monde, une chorale en toge rouge, des odeurs d’encens.

Nous nous glissons rapidement vers le cloître, changement complet d’ambiance ! Calme, charmant, élégant, colonnes torsadées recouvertes de mosaïques, fresques, un lieu où il fait bon se reposer, laisser errer les pensées…

Nous trouvons facilement le bus pour aller vers la Via Appia Antica (vous pouvez écouter, en même temps que vous lisez, « les pins de la via Appia », un des mouvements de l’œuvre « Les Pins de Rome », de Respighi, et imaginer l’armée romaine arrivant à Rome par cette voie… par exemple cette version : https://youtu.be/CgSBamE_sxM ). J’avais prévu de visiter la catacombe de Saint Sébastien, mais j’avais mal lu les informations, elle est fermée le dimanche. Pas simple à trouver, en plus… (bon, d’accord, il y a beaucoup de bus, à Rome, mais je trouve le réseau un peu compliqué à lire; et puis, ce n’était que notre deuxième jour à Rome) ! et donc nous voici largués en pleine campagne, à l’arrêt San Sebastiano, mais la catacombe se trouve, semble-t-il, à un bon kilomètre et demi. Bof, il fait bon, on est dans la nature, on croise des coureurs, des voitures nous doublent, et nous arrivons sur la Via Appia Antica. Censée être piétonne le dimanche… Nous allons un peu au hasard (il y a bien des pancartes et des flèches, mais c’est assez brouillon), et entrons dans un grand parc naturel, ancien cirque Massenzio. Après la circulation romaine, finalement, c’est bien agréable de se retrouver en pleine nature. Des ruines, bien sûr, restes de palais, de cirque, de porte, et un mausolée. Dans une niche du mausolée, une jeune femme chantait, l’acoustique était vraiment parfaite, petit moment de douceur bien agréable.

Sur le plan que j’avais, la deuxième visite prévue était la fosse Ardeatine. Saint Sébastien étant fermé donc, en avant vers une autre catacombe, parce qu’on n’avait pas fait tout ce trajet pour ne pas en voir au moins une ! Domitille était ouverte, ne semblait pas trop loin, nous voilà repartis (au fait, si vous allez dans le coin, prévoyez un pique-nique, c’est plus prudent, car les camions sur place ne font pas franchement dans la restauration rapide de qualité…). A pied. Petite route de campagne encore, bordée de fleurs d’acanthe.

Et arrivés au bout, nous tombons pile sur la Fosse Ardéatine. Au moins, nous n’aurions pas à chercher ! Je ne sais quel mot employer pour décrire ce lieu. Impressionnant. Émouvant. Bouleversant. Calme, aussi. Je préfère vous laisser un lien pour ce site : http://www.turismoroma.it/cosa-fare/fosse-ardeatine?lang=fr . Je n’ai pas fait beaucoup de photos, troublée et émue par l’Histoire et le lieu.

De la catacombe de Domitille, assez proche (et sous la chaleur), aucune photo. C’était interdit. Et pour une fois j’ai respecté l’interdiction… (d’ailleurs, depuis deux ans, je ne fais plus de photos lorsque c’est interdit, je me civilise 😉 !). Couloirs étroits, niches, certaines décorées, d’autres nues, objets antiques, fresques. J’ai trouvé un peu exagéré le tarif demandé par rapport à ce que nous avons vu, mais bon, il faut bien aider les archéologues qui continuent à chercher dans le noir… 22_autour de la Via Appia anticaComme il n’était pas tard, nous décidons, après avoir repéré les trajets du bus, de nous arrêter aux thermes de Caracalla. Oui, le bus était direct, mais circulaire, donc nous brinquebalons de la via Appia (récupérée après encore une petite marche dans la campagne…) au terminus, puis du terminus aux thermes. Où nous nous trouvons coincés dans la circulation par une course cycliste ! Mais nous nous en sortons, et arrivons enfin à ces fameux thermes. Magnifiques ! Panneaux explicatifs bien fichus, mosaïques. D’accord, ce sont (encore) des ruines, mais que c’est imposant ! Belle « piscine », sauna, vestiaires, salles de repos, de sport, de massage (on imagine…).

Et comme on n’avait pas assez marché ( 😀 !), nous décidons de rentrer à pied… en passant par le cirque Maxime proche. Il y avait une reconstitution de bataille romaine, ou de combat de gladiateurs, bref, du monde et du bruit, beaucoup de bruit !

Quelques gouttes de pluie de temps en temps, mais finalement, après un petit clin d’œil à la Bocca della Verità, et au temple d’Hercule, nous arrivons à Trastevere pour une pause goûter bien méritée (Michel en profite pour faire une jolie cascade, peut-être pour nous montrer ses aptitudes en gym ?).

Il ne nous restait plus qu’à traverser l’île Tibérine, longer le Tibre, remonter toute la Via Giulia, pour nous poser « chez nous » !

Je crois bien que ce soir-là encore, les pâtes étaient au menu….. Mais il fallait bien se remettre d’autant de marches et trajets campagnards un peu confus. Heureusement, nous étions à Rome, et chacun sait que tous les chemins y mènent !

Vacances Romaines, 2

Zut, un temps magnifique aujourd’hui, et tellement de trucs à régler (Marché des Créateurs du 16 mai, annonces sur les pages des uns et des autres, courriels à envoyer…) que je n’ai presque pas mis le nez dehors ! Ah, que j’aurais aimé avoir ce beau temps à Rome ! D’accord, la pluie s’est manifestée davantage la nuit que le jour, mais tout de même, ce n’était pas le grand beau temps. Michel et Raymond ont même attrapé un beau rhume qui passait dans le coin. Car il faisait frais, et par moments bien venteux ! Mais cela ne nous a pas empêchés de nous balader, de visiter. Par exemple, le samedi, les Forums étaient au programme, et le Colisée. Que de ruines… que de cailloux… Ce que j’aime, dans ce cas, c’est d’imaginer. Pas toujours facile de voir un temple devant des dizaines de bouts de colonnes éparpillées sur l’herbe, pas toujours évident de côtoyer les vestales, même avec l’imagination parfois délirante que j’ai ! Tant pis, on rêve… D’abord, avant d’entrer dans le vif du sujet, il a fallu y arriver ! La via Giulia dans toute sa longueur, pour arriver sur le Largo Torre d’Argentina. Et ce matin-là, le soleil était au rendez-vous. Bien des surprises le long du chemin… le marché Campo dei Fiori, toujours aussi animé, des sculptures sur les murs, de belles colonnes jouant l’anachronisme avec une vitrine de vêtements, d’anciennes plaques ici et là…

Et ce souvenir émouvant, entre les pavés de la rue…

Première approche de ruines, l’aire sacrée d’Argentine. Au beau milieu de la circulation, bus, trams, motos, un havre de calme… pour les chats ! (parce que pour nous, même avec beaucoup de bonne volonté, difficile d’exclure le bruit de la circulation qui nous entourait)

Un peu plus loin, dans le dédale des petites rues qui mènent à l’ancien théâtre de Marcello et autres constructions grandioses, la piazza Mattei, avec la si jolie fontaine aux tortues, et le palais Mattei où il ne faut surtout pas hésiter à entrer.

Enfin, l’aire de Marcellus… nous y sommes entrés du côté de l’arc triomphal d’Octavie, en travaux. Puis le théâtre de Marcello (un neveu de César), immense mais… occupé maintenant dans sa partie supérieure par des maisons ! Remarquez, il a servi de carrière, puis de forteresse (ce qui l’a d’ailleurs sauvé de la démolition complète), il peut bien servir d’immeuble ! Colonnes brisées, coquelicots, l’endroit est beau, et bizarrement peu fréquenté.

Et c’est la montée au Capitole… Castor et Pollux nous accueillent, puis Marc-Aurèle

et nous plongeons vers les Forums… vus d’en haut d’abord, puis, après un long moment de queue, nous pouvons enfin fouler ces pavés, ces rues, où il y a si longtemps les Romains et leurs visiteurs (il devait bien y avoir des sortes de touristes, même à ces époques 😉 !) se promenaient et discutaient, et rêver…

Voire même se prendre pour des vestales (enfin, Annie et moi, parce que, hein les messieurs, pas question de rencontrer de trop près ces demoiselles…)

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Bon, malgré le plan donné à l’entrée, il faut bien reconnaître que, parfois, il y a de quoi se perdre !

Lors de notre première visite du Forum, je n’avais pas eu le temps de tout visiter. D’ailleurs, cette fois non plus. Il va falloir y revenir ! Ce samedi matin, nous n’avons pas manqué l’église Santa Maria Antiqua. Un site particulièrement mis en valeur, par des projections, des aménagements. J’ai vraiment aimé. Belles fresques (VI° et VII° siècles), enfin… ce qu’il en reste.

Mais ce n’est pas tout ! Une pause déjeuner rapide, et… à nouveau la queue (pourtant nous avions nos billets) pour il Colosseo. Franchement, le nom en français ne donne pas du tout l’ampleur de la chose, Colisée… pfff… alors que Colosseo, oui, on voit tout de suite ! Et il n’y a qu’à lever les yeux pour se rendre compte que le nom n’est pas usurpé. Là aussi, belle mise valeur, des explications amusantes, mais je rêve de m’y balader… seule !

Là, j’avoue, ça commençait à tirailler du côté du genou… de grimpette en tour d’arène et redescente de marches, je n’ai pas compté, mais il y en a eu beaucoup ! Alors nous avons vaillamment pris le chemin du retour pour voir les Forums Impériaux… ben oui, car César a le premier agrandi le Forum Romain, puis Auguste, Vespasien, Nerva (connaissais pas, celui-là) et Trajan. Encore des colonnes, des « portes », des gradins, des marchés, et LA colonne ! Avec, en fond, la tarte à la crème du monument à Victor Emmanuel…

Pour faire bonne mesure après tous ces monument païens ( 😉 !), arrêt, sur le chemin du retour à l’appartement, à l’église del Gesù… baroque, rococo, ors et anges à volonté… à tout prendre, j’aime mieux les fresques anciennes de Santa Maria Antiqua, ou les ruines impériales !

Retour rapide, car quelques gouttes commençaient à tomber… et je peux vous dire, qu’après une telle journée, l’avenue Victor Emmanuel est trèèèès longue ! Mais l’appartement confortable, un grand plat de pâtes, une bonne nuit (heu… un peu bruyante la rue, en fin de semaine), et le lendemain c’était la grande forme pour la suite du programme !

Rome…

Par quel bout commencer ? Jour après jour ? Par thème, fontaines et pins , ruines et statues, églises et musées ? C’est que j’ai tant et tant d’images dans la tête ! Ce qui est certain, c’est que cette fois, nous avons privilégié la Rome antique, les civilisations « d’avant », et avons peu baguenaudé dans les rues… quoi-que… Bon, je me lance… L’arrivée. Début d’après-midi, mi-soleil mi-nuages. L’appartement. Via Giulia, s’il vous plait ! Très grand, même pour quatre. Avec des plafonds à caissons (mais pas dorés comme dans les églises ou les palais que nous verrons sur notre chemin), des tableaux partout, des draps à dentelle, des meubles d’antiquaire (profession du propriétaire), des lustres…

Annie et Michel sont arrivés dans l’après-midi, nous étions tranquillement assis devant le petit café en bas de « chez nous », et après avoir déposé les bagages, en avant toute ! Le programme prévoyait un tour du quartier. Via Giulia, piazza Farnese, campo dei Fiori et Giordano Bruno, la fontaine piazza Navona, le pont Sant’Angelo, et retour par les petites rues pavées. Ah, ces pavés romains ! Pas très accueillants pour les marcheurs… même en baskets. D’entrée, à noter le nombre étonnant d’églises dans la ville ! Et toutes ornées, dorées, peintes, nous sommes vraiment dans une ville où la religion catholique est omniprésente et omni-représentée. Michel était content, il a pu voir, et photographier sur tous les angles la statue de Giordano Bruno ! Que nous avons retrouvé le lendemain, marchant sur les parasols des vendeurs du marché de Campo dei Fiori !

Donc, première balade, jolies cours cachées derrière de belles grilles, étonnantes sculptures par-ci par-là,  révision de nos connaissances en latin et en chiffres romains à l’entrée d’une église…

Puis la place Navona, ses fontaines, celle des quatre fleuves un peu difficile à photographier, trop de monde autour…, les deux autres sont plus accessibles !

La jolie Via dei Coronari, ses boutiques, ses « icônes » aux coins des maisons, une fontaine… Un peu plus loin, avant d’arriver au pont Sant’Angelo, une boîte à lettres perchée sur le mur, à se demander si c’est pour que le courrier n’arrive pas à son destinataire… et toujours des plaques anciennes, sculptures, ça et là.

Fin de la balade près de Sant’Angelo. Une fin de journée un peu grise, pour le retour vers la maison, les couleurs du ciel et de Tibre étaient un peu trop assorties à mon goût !

L’hosteria recommandée par Jérôme était complète, nous y reviendrons un autre soir, et trouvons un autre endroit sympa pour terminer ce premier jour. Le lendemain, la Rome antique au programme, ou plutôt LES Rome antiques…